Après la sortie de l'aile Ali Laskri qui a appelé, dimanche dernier, à la tenue d'un conseil national extraordinaire aux lieu et place d'un congrès extraordinaire comme décidé par l'actuelle direction du parti, deux poids lourds de cette formation et coprésidents de la commission préparatoire du congrès national (CPCN), à savoir l'ancien membre de l'instance présidentielle Mohand Amokrane Cherifi et l'ancien premier secrétaire Mohamed Nebbou montent au créneau pour apporter leur onction à l'option défendue bec et ongles par le premier secrétaire national, Hakim Belacel. "Le 9 juillet prochain inaugurera un événement majeur et une nouvelle page dans la vie du parti. Ce sera le jour des grandes retrouvailles et de la réconciliation de la grande famille du FFS", écrivent-ils dans une note d'information aux militants du parti rendu publique hier, non sans rendre hommage "à la persévérance et au sens des responsabilités de tous ceux qui, animés du seul intérêt supérieur du parti, ont contribué à obtenir ce résultat". Et aux deux dirigeants d'exhorter les militants du parti cher à Hocine Aït Ahmed, afin d'"œuvrer tous ensemble à la réussite de ce congrès, afin de poursuivre unis et forts le combat de notre défunt président Hocine Aït Ahmed pour une Algérie libre et démocratique". Pour MM.Cherfi et Nebbou, la décision de la tenue d'un congrès extraordinaire est "le résultat d'un long travail au sein du parti pour convenir de la nécessité de tenir ce congrès, une étape de transition importante et décisive pour le rassemblement de la base militante, autour d'une nouvelle instance présidentielle qui aura la responsabilité de préparer le prochain congrès national ordinaire unitaire". Ils ont tenu à préciser que l'objectif principal du congrès extraordinaire du parti est l'élection d'une nouvelle instance présidentielle. "Nous devons arriver rassemblés à ce congrès dont le seul point à l'ordre du jour est l'élection d'une IP appelée à mettre en œuvre le dispositif consensuel de préparation du 6e CNO unitaire", ont souligné les deux dirigeants. Cela dit, les congressistes auront aussi à échanger sur "le calendrier de la transition avec les structures à mettre en place, les conférences à organiser (audit, convention nationale, conférence des élus), et les commissions à installer (statutaire, politique, économique et social) et les militants à mobiliser à tous les niveaux, pour éclairer et soutenir la feuille de route de la nouvelle instance appelée à préparer le 6e CNO dans un délai maximum de 12 mois". Aussi, MM.Cherifi et Nebbou ont beaucoup insisté sur l'unité des rangs des militants et la nécessité de suivre une démarche inclusive fondée sur 3 C (la collégialité, la concertation et le consensus) pour pouvoir tenir enfin le rendez-vous capital des 9 et 10 juillet prochain et mettre ainsi un terme à l'épisode noir des divisions internes qui ont terni l'image du parti. "Nous croyons fermement que tous les camarades ont leur place dans le parti, que le parti n'est fort que lorsqu'il est uni et que la démarche inclusive est l'unique voie pour rassembler le parti", ont-ils affirmé, non sans préciser : "C'est dans cette optique que des rencontres ont été programmées avec les fédérations et leurs structures avec les congressistes, les élus, ainsi qu'avec les membres du conseil national sans exclusive pour réussir cette démarche en la complétant de toutes les contributions qui vont dans le sens de la consolidation du parti." L'insistance de ces deux figures de proue du plus vieux parti d'opposition sur une démarche unitaire réussira-t-elle à vaincre les réticences du camp Laskri ? Wait and see.