Le ministère de l'Education nationale a entamé hier des réunions de concertation bilatérales avec les responsables des organisations syndicales accréditées auprès de ce secteur, a indiqué hier le département de M. Ouadjaout dans un communiqué. Ces réunions sont destinées à apporter une réponse aux préoccupations exprimées par les syndicats du secteur lors des rencontres bilatérales présidées par le ministre de l'Education nationale, tenues entre le 20 février et le 12 mars, en sus des discussions autour du projet des assises nationales de diagnostic et d'évaluation du secteur, dont une copie de ce document a été remise aux partenaires sociaux pour débats, enrichissement et avis, a précisé la même source. Pour les représentants des syndicats, cette démarche qui devait servir à recevoir des réponses à leurs doléances exprimées lors des consultations de février dernier, n'était pas à la hauteur de leurs attentes, comme l'a indiqué Sadek Dziri le président de l'Union des personnels de l'enseignement et de la formation (Unpef). Selon lui, "il n'y avait aucune réponse convaincante aux revendications socioprofessionnelles et syndicales soulevées". Et de citer en exemple la revendication ayant trait à l'application du décret présidentiel 266/14 et au statut particulier. De toutes les autres questions abordées, la seule qui mérite de l'attention est "la prolongation du mandat de la commission des œuvres sociales que le département de M. Ouadjaout a proposée, alors que nous l'avions proposée il y a 07 mois", a-t-il relevé. S'agissant également du dossier de la réforme du système éducatif, Sadek Dziri, a également rappelé sa position à l'égard de ce dossier. "Pour l'Unpef, il est impératif d'établir des priorités, et notamment de constitutionnaliser le Haut Conseil à l'éducation qui doit dépendre de la présidence de la République." La finalité selon lui, est de faire en sorte que "la politique éducative de l'Etat soit l'émanation de ce conseil non pas du ministère qui doit être relégué au rang d'instance exécutive et pour faire en sorte de soustraire le système aux changements que pourrait apporter chaque ministre. De ce fait, tout ministre qui s'installe à la tête du secteur n'aura de choix que de continuer la mission de son prédécesseur". Selon lui, pour être stable, la politique éducative doit être inscrite dans la Constitution. S'agissant de la question des examens de fin d'année, notamment du BEM, le président de l'Unpef a laissé entendre que la décision finale ne serait pas encore prise, mais que les responsables de la tutelle sont hésitants sur la tenue ou non de cet examen. Le SG du Satef, Boualem Amoura qui s'exprimait sur ce même sujet a affirmé que son syndicat a réitéré la position du Satef par rapport à la décision de maintenir l'examen du BEM en septembre et de soumettre des adolescents de 14 ou 15 ans à un examen après une rupture de six mois d'enseignement. D'autres dossiers ont également fait l'objet de discussion, a-t-il ajouté, en citant ceux de l'évaluation du système éducatif, du statut particulier des travailleurs de l'éducation, du dossier des œuvres sociales et des rythmes scolaires, de la médecine du travail et de la mauvaise gestion qui sévit dans certaines directions de l'éducation du territoire national.