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Saïdal produira de l'insuline fin 2003
INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE : DU NOUVEAU POUR LES DIABETIQUES
Publié dans Liberté le 04 - 02 - 2003

Le silence du CTR en matière de remboursement du médicament est qualifié de surprenant.
Le groupe Saïdal mettra sur le marché son insuline au plus tard au début de l'année prochaine. Un appel d'offres pour l'acquisition de la ligne de conditionnement et le matériel de préparation du produit sera lancé dès la semaine prochaine. Le cahier des charges est pour cela fin prêt. L'usine sera implantée sur un site situé dans la zone industrielle (ZI) de Constantine. Tous les travaux d'aménagement pour recevoir les équipements ont atteint un état d'avancement de plus de 60%. Cette tâche est confiée à la Direction des travaux neufs (DTN) relevant du groupe.
Les équipements sont attendus vers le mois de mai, et leur montage se fera deux mois après. Une fois les essais et la validation effectués, l'insuline sera produite sous le nom de Saïdal dès la fin de l'année en cours. “C'est un défi que nous nous sommes lancés. On a depuis longtemps trop démystifier l'opinion sur ce produit alors qu'il est comme les autres”, constatera M. Aoun, PDG du groupe. La riche expérience acquise par l'entreprise dans la fabrication des injectables l'a poussé à s'aventurer seule dans ce projet. Le PDG avoue que Saïdal est la seule société qui produit des injectables antibiotiques dans le Maghreb avec une capacité annuelle, consolidée et vendue de 30 millions d'unités/vente. “Nous concrétiserons ce projet seuls et nous serons dans les délais impartis”, affirmera-t-il. Le coût de l'investissement est estimé à 6 millions d'euros, et 2 millions de flacons d'insuline avec une seule équipe d'employés seront fabriqués annuellement.
Insuline : le laboratoire Lily assistera Saïdal
Le groupe sera néanmoins secondé par le conseil technique et scientifique du laboratoire américain Lily. “Ce n'est pas un partenariat”, a tenu à préciser M. Aoun. Les experts américains aideront leurs homologues de Saïdal à définir toutes les données techniques des équipements. Ce conseil garantira la formation du personnel du groupe et supervisera les lots de validation et les essais. Il (le conseil) accompagnera Saïdal dans l'opération d'enregistrement du produit auprès du ministère de la Santé. Mieux, sur le même site, une autre gamme de produits destinés à l'oncologie (anticancéreux) sera également fabriquée. L'usine de Taphco (Tassili Arab Pharmaceutical Company), créée en partenariat avec un groupe de laboratoires arabes (jordanien et saoudien), Acdima (créée par la ligue arabe), Saïdal et Digromed pour la production d'injectables non-antibiotiques, d'une capacité de 20 millions d'unités de vente/an, sera prête à compter du deuxième semestre 2004.
L'investissement du projet, lancé à Rouiba, a coûté, pour rappel, 20 millions de dollars US. Les travaux du génie civil du bloc administratif sont d'ores et déjà lancés.
Un autre projet d'usine de fabrication de formes sèches du laboratoire jordanien Rampharm, telles que les céphalosporines (antibiotiques de nouvelle génération), est, en outre, inscrit sur le registre de partenariat ô combien chargé du patron de Saïdal. L'étude technico-économique est réalisée et le dossier est en préparation pour être soumis au Conseil des participations de l'Etat (CPE).
L'investissement est, faut-il le souligner, commun entre les deux parties (Saïdal et Rampharm). Il sera concrétisé sur le site du groupe à Batna.
Celui-ci est aussi capable de recevoir un autre projet avec l'entreprise jordanienne Hayatpharm dans le but de fabriquer des médicaments essentiels, arrêtés dans la nomenclature algérienne. “Nous exigeons de nos partenaires de venir investir dans la production au lieu de se contenter d'une simple opération de conditionnement uniquement”, expliquera M. Aoun. La stratégie du groupe vise, entre autres, de renforcer le pôle de la production à l'intérieur du pays. C'est l'un des moyens qui pourrait réduire la très lourde facture, évaluée à plus de 500 millions de dollars US. L'année 2002, estime notre source, a été bénéfique pour le groupe et riche en activités. En attendant de promulguer le bilan global, Saïdal a réalisé un chiffre d'affaires, selon M. Aoun, de plus de 5,8 milliards de DA. L'évolution est de plus de 11% par rapport à l'année d'avant. L'entreprise a produit environ 130 millions d'unités/vente et a vendu autant. La société a pu encore réduire les stocks de produits dans les magasins de près de 50% en comparaison à 2001. Ses parts du marché en volume, selon M. Aoun, avoisinent les 42%. En dépit d'une concurrence déloyale qui perturbe le marché, dira notre interlocuteur, le groupe “a pu maîtriser l'adéquation entre l'offre et la demande”. Plus de 500 emplois directs ont été créés au sein du groupe durant l'année écoulée. A cela, il faut ajouter les 300 autres induits par le démarrage des projets en partenariat tels que Pfizer, Aventis, Somedial, Joras…
Quinze nouveaux médicaments en 2003
Le premier responsable du groupe s'attend à un bénéfice net qui dépassera les 500 millions de DA qu'il partagera certainement avec les actionnaires dont 20% d'actions appartiennent au privé. Une dizaine de nouveaux produits destinés à la cardiologie, la gastrologie et le Diabénil a, également été mise sur le marché en 2002. Une quinzaine d'autres le sera durant l'année en cours.
Malgré les lacunes constatées dans l'emballage de ces produits, M. Aoun avoue que l'objectif primordial, pour le moment, est d'assurer “le contenu et non pas le contenant”. L'année 2002 a été aussi, lancera M. Aoun, celle de la dissolution indirecte de la société Aldaph créée initialement pour la production de l'insuline à Oued Aïssi (Tizi Ouzou).
Le handicap du système de remboursement
Le remboursement des médicaments qui a fait couler beaucoup d'encre, ces derniers temps constitue l'un des problèmes auxquels s'intéresse sérieusement le PDG de Saïdal.
Il dira en substance que le Comité technique de remboursement (CTR) n'a pas tenu ses promesses. Soutenant la réaction du Syndicat de l'industrie pharmaceutique (SAIP) qui a rendu publique une liste de médicaments non essentiels importés, mais toujours remboursés, il indiquera que le silence du CTR “répond à des considérations curieuses”. Quand Saïdal a commencé à produire certains médicaments sous forme de génériques qui, selon M. Aoun, étaient auparavant importés plus chers et remboursés, les autorités ont aussitôt décidé d'interdire le remboursement.
Il citera l'exemple de l'Actifed et son générique (Rhumafer). “Il faut revoir le CTR pour qu'il devienne représentatif et ouvert à toutes les parties, producteurs locaux inclus”, a-t-il encore affirmé. “Nous demandons une présence à titre d'observateur. Que le CTR nous consulte…”, soulignera-t-il.
B. K.


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