Dans ses vœux adressés au peuple algérien, vendredi soir, à l'occasion de l'avènement du mois de Ramadhan, le Président Abdelmadjid Tebboune a caractérisé le contexte détendu dans lequel ce «mois sacré particulier aux portées spirituelles» est vécu, cette année, en Algérie.Le Président Tebboune a rappelé que la société algérienne jouit «aujourd'hui de la sécurité et de la stabilité, au moment où notre pays a réalisé, grâce à ses filles et fils, un bond qualitatif en matière de concrétisation des engagements et des acquis aux impacts directs sur le citoyen, particulièrement la préservation du pouvoir d'achat et la lutte contre toute forme de spéculation notamment sur la nourriture des Algériens et des Algériennes». Dans ces circonstances, il s'agit de «renforcer davantage l'esprit de fraternité et de solidarité enraciné dans la société algérienne», a-t-il souligné. Le Président Tebboune a associé à ses vœux, la communauté nationale à l'étranger et «nos frères en Palestine meurtrie». Depuis quelques années, la protection du pouvoir d'achat du citoyen fait l'objet d'une attention particulière, voire prioritaire, de la part des pouvoirs publics. La préservation et l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens incluent la lutte contre l'inflation, la maîtrise des prix. Ainsi, la loi de Finances 2025 a prévu notamment l'exonération temporaire de la TVA jusqu'au 31 décembre prochain et l'application du taux réduit des droits de douane de 5% sur les opérations d'importation de viandes blanches congelées. La loi de Finances, en vigueur depuis le début de l'année en cours, a également reconduit l'exonération de la TVA des opérations d'importations et de vente légumes secs et du riz, de vente des fruits et légumes frais, des œufs, de poulet de chair et de la dinde, «produits localement». L'attention accordée au pouvoir d'achat est renforcée durant le mois de Ramadhan, sachant que c'est la période où, par le passé, les pratiques commerciales illicites, facilitées par l'absence de l'intervention de l'Etat, devenaient infernales et frappaient de plein fouet le pouvoir d'achat des citoyens, spécialement les plus démunis. C'était presque une tradition inévitable pendant le Ramadhan : des perturbations et des dysfonctionnements, voire des actes criminels de spéculation et autres, entraînent sur le marché des produits de large consommation, une hausse des prix incontrôlée. Le Président Tebboune a montré sa ferme volonté d'empêcher que ces pratiques illicites annihilent l'effet des mesures d'augmentation des revenus de l'Algérie moyen et, plus encore, des couches défavorisées. La stabilité actuelle est due aux nombreuses mesures prises, notamment en 2024, comme l'approbation par le Conseil des ministres, avant la fin de l'année écoulée, des statuts particuliers et du régime indemnitaire des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l'Education nationale, dans le cadre des engagements du Président Tebboune. Idem pour l'approbation des statuts particuliers des corps médical et paramédical. C'est une tendance qui avait pris forme auparavant déjà à travers notamment des décisions préservant le caractère social de l'Etat, conformément aux principes et valeurs de la glorieuse Révolution du 1er novembre, visant l'amélioration des conditions de vie des citoyens. Citons, entre autres : la promotion de la production nationale, la lutte contre l'inflation et la poursuite de la révision des salaires et des primes, l'augmentation du Salaire national minimum garanti (Snmg) à 20.000 DA, ou encore l'augmentation des salaires à raison de 47%, l'instauration d'une allocation-chômage, la protection des personnes à faibles revenus et la lutte contre la spéculation pour protéger le pouvoir d'achat, renforcer le dinar et poursuivre les projets de logement. Toutes ces mesures renforcent le pouvoir d'achat des citoyens qui est, en même temps, protégé par la loi qui, depuis décembre 2021, punit les spéculateurs, auteurs des atteintes insupportables au pouvoir d'achat de la majorité des Algériens. Il s'agit des spéculateurs, des larbins de la cupidité et des provocateurs de troubles et des tentatives d'atteinte au pays, à travers les pratiques commerciales illicites. Cette loi prévoit des peines d'emprisonnement allant de 3 à 30 ans de prison et des amendes financières pouvant atteindre les deux millions de dinars.