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Voter c'est bien, marcher c'est mieux
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 03 - 2009

C'est vrai que de notre temps les élections constituent la meilleure voie pour choisir sa représentation particulièrement en politique et que la démocratie demeure le moins mauvais des systèmes. C'est ainsi que la liberté s'exprime et c'est pour cela que voter est un acte moderne de la citoyenneté, un droit en même temps qu'un devoir, appuyés par une terminologie qui ne va pas d'ailleurs sans un ensemble de pratiques issues d'un processus historique d'une nation.
Voter, donc légitimer la position d'une personne ou d'un parti politique pour diriger les affaires de la communauté selon l'échelle où l'on se situe suppose que le votant ait un droit de regard sur l'usage de la confiance qu'il a placée.
Et c'est ce droit qui est important. En Suisse, nous disait un ami de passage dans l'un de nos enterrements, les gens passent leur temps à voter. Pour tout ce qui concerne un changement de situation, un fait nouveau qui mérite une législation adaptée, une acclimatation aux lois de la nature, les suisses votent et votent beaucoup. Cela renforce leur sentiment de participation à la vie publique et politique, à l'organisation sociale en même temps que cela leur permet de transmettre aux générations futures un pays légendairement propre, des traditions de concertation irréversibles et une vision sur l'avenir claire. La suisse n'étant pas le seul modèle de démocratie participative on se demande parfois où se trouve la différence avec nous, sans pour autant prétendre un jour vivre ce que vivent les suisses, eux qui n'ont de ressources que leur intelligence et leur Histoire. D'ailleurs certains se demandent si la Suisse continuerait d'exister sans les élections.
Le secret n'est pas dans le système électoral en tant que tel qui date de la commune primitive sous d'autres formes. Il constitue en fait la condition nécessaire de la démocratie, mais insuffisante, si même remplie, il n'y ait pas de mécanisme pour alerter les détenteurs de la confiance des déviations qui risquent d'élargir le fossé entre les discours et leur mise en application. Les promesses électorales appelées « programme du candidat » et qui portent sur les scénarios les plus optimistes doivent leur existence à l'opération de charme tant nécessaire pour ramasser des voix en démocratie ou pour faire croire en une campagne chez nous. Dans l'un ou l'autre des cas la voix demeure la seule arithmétique de légitimation du pouvoir, c'est le propre de la démocratie.
La différence avec les démocraties reconnues réside dans la période qui vient après les élections et durant laquelle l'électeur peut exprimer son avis sous des formes diverses pour dénoncer des décisions qui ne sont pas dans son intérêt.
Cette dénonciation est alimentée par les analyses de la part du contrepouvoir qui, en démocratie prend le nom d'opposition. Elle se manifeste par des critiques de journaux partisans, par la publication d'ouvrages proposant une autre vision sur un sujet ou un autre, par des manifestations publiques, des débats télévisés.
La marche est la manifestation la plus appréciée et la moins coûteuse pour mobiliser l'opinion publique sur les dérives du pouvoir politique et les élus en tiennent compte pour rééquilibrer les décisions prises soit en faisant un recul stratégique, soit en annulant. La marche chez nous est interdite sous prétexte que les conditions sécuritaires, encore elles, ne le permettent pas légalement.
Soit. Mais alors comment exprimer son mécontentement du fait qu'il y a mécontentement ? Le programme de Bouteflika durant les deux derniers mandats présidentiels a certes fait le bonheur des uns mais pas forcément celui des autres. Il l'a déclaré lui-même « je ne suis pas un prophète » pour ceux qui ne le savaient pas encore ou qui doutaient de leurs croyances. Ces autres, qui remplissent les salles des cinq autres candidats même appelés lièvres pour la circonstance l'ont quand même fait par manque de reconnaissance dans le programme officiel du candidat Bouteflika. Sauf si l'on considère que les algériens ne connaissent pas leur bonheur ou qu'ils ont mal compris l'esprit du mandataire sans limite.
On se demande ce qu'auraient voté le 9 Avril prochain l'armée de harraga dont les corps se congèlent dans les morgues européennes et portés disparus pour la cause nationale, par conservation de l'image de grandeur d'une Algérie qui aurait pu grandir dès l'indépendance. L'expression du mécontentement pour les politiques intelligentes permet de décompresser la relation gouvernant/gouverné et de relancer le débat tant nécessaire à la survie d'une société, lui donner une âme.
Par manque de débat la place ne peut être occupée que par la violence et c'est ce qui se passe chez nous.
La violence est d'abord politique et aucun candidat aux prochaines présidentielles n'a mis l'accent sur la levée de l'interdiction de marcher et de la loi qui l'a imposée par mesure de sécurité.
On peut courir à ce niveau car cela parait arranger tout le monde. Nous avons bien vécue la répression envers quelques manifestants ici et là qui ont tenu à exprimer leur soutien aux Palestiniens lors du génocide de Ghaza. Pourtant le monde entier et même dans des pays qui sont en état de siège, les peuples ont exprimé leurs sentiments.
Marcher ça défoule, ça fait du bien au corps, ça exprime une communion autour d'idées nobles et ça fait réfléchir. Et c'est précisément ce que nos six candidats ne veulent pas. Alors pourquoi voter si on ne peut pas exprimer son mécontentement en marchant tout simplement juste pour équilibrer les décisions qui ne sont pas de notre intérêt ? Doit-on attendre que l'espoir de marcher par mécontentement nous parvienne d'un maire « dji-dji » de 33 ans qui balayerait un régime avec les bonnes grâces de l'armée, comme cela a été le cas à Madagascar ? Ce n'est pas plus mal faute de mieux.


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