L'eau a, de tout temps, constitué un élément vital dont il faut prendre soin, tout comme il est nécessaire de le préserver des déperditions qui découlent généralement d'abus et de gaspillage, sans parler de l'archaïsme de certaines adductions d'eau que l'on se contente parfois de colmater, alors qu'elles nécessitent d'être entièrement rénovées. Cela dit, grâce à la pluviométrie généreuse de cette saison, les lâchers d'eau ont été conséquents, même s'il reste que des villes comme Aïn El Beïda et Aïn Fakroun souffrent le plus du manque du précieux liquide. La première citée, avec ses 200 000 âmes, est confrontée chaque été à des crises répétitives, notamment certains quartiers comme l'Espérance, où parfois les citoyens attendent jusqu'à quatre jours le lâcher de l'eau. Certaines petites communes, comme Rehia, ont un problème d'adduction d'eau. On a recours généralement à l'emploi de citernes pour alimenter les douars et les bourgades où le précieux liquide se fait rare. Quoi qu'il en soit et comparativement à l'année 2005, la distribution d'eau a connu un notable développement. Selon les informations fournies par l'AE d'Oum El Bouaghi, elle a connu un taux d'augmentation de 8,23%, et ce, grâce à la mise en service de deux nouveaux forages, l'un à Aïn Beïda et l'autre à Aïn Fakroun avec une capacité de 37 l/s pour les deux. Par ailleurs, on enregistre la remise en service de la station de pompage de Aïn Beïda, avec une capacité moyenne de 12 l/s.Un programme a été élaboré pour la réfection des canalisations tant à Sigus qu'à Aïn Beïda. L'opération a été confiée à l'hydraulique. Concernant la qualité de l'eau, l'entreprise a acquis un laboratoire d'analyses, et ce, dans le souci d'assurer un approvisionnement de qualité. On veille surtout à ce que les adductions d'eau ne soient pas contaminées par les eaux usées. Pour améliorer la qualité de l'eau, des opérations de contrôle sont entreprises de façon régulière et les châteaux d'eau assainis et nettoyés deux fois l'an.