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Une révolution dans la télévision ?
Extension internationale de Netflix
Publié dans Horizons le 01 - 02 - 2016

Les projecteurs de l'actualité sont braqués, ces derniers temps, sur les indications fournies par le service de streaming en ligne Netflix qui annonce une présence sur quasiment l'ensemble des pays adhérents au système des Nations unies exceptés quelques-uns dont la Chine. « Le pionnier du streaming Netflix a annoncé qu'il étendait son offre dans 130 nouveaux pays, le service de vidéo en ligne étant dorénavant présent dans 190 pays à travers le monde, y compris en Russie et en Inde mais pas en Chine », indique le site du quotidien gratuit français 20minutes.fr dans un papier mis en ligne le 6 janvier dernier qui précise qu'il s'agit d'un service qui « permet, contre une cotisation mensuelle de quelques dollars, d'avoir accès à un vaste catalogue de films et de séries que l'utilisateur peut regarder à condition d'avoir accès à internet. » Début janvier, la société publiait sur un de ses blogs des informations faisant état du franchissement de la barre des 75 millions d'abonnés et annonçant que pour l'année 2015, « 42,5 milliards d'heures de programmes proposés par le groupe américain ont été regardés dans le monde », souligne le site 20minutes.fr. Après avoir enregistré l'implantation de son offre dans quasiment tous les pays de la planète, Netflix se promet de « viser les 6 millions d'utilisateurs supplémentaires sur les trois premiers mois de 2016, ce qui constituerait un nouveau record pour le service », note 20minutes.fr qui rappelle qu'à la « fin décembre, Netflix revendiquait 74,76 millions d'utilisateurs, dont 44,74 millions aux Etats-Unis. Ce qui représente un gain net de 1,56 million d'utilisateurs en trois mois sur ce marché domestique », un marché où effectivement les observateurs ont noté que même le « service reconnaît que sa forte pénétration commence à freiner sa croissance. » Une stratégie d'offre de produits originaux a aidé l'opérateur à pousser ses performances ; ainsi, explique le site, « les débuts de la série Jessica Jones, le documentaire Making a Murderer ou encore le film Beasts of No Nation, avec Idris Elba », ont été pour beaucoup dans une nette progression des abonnements en ce dernier trimestre 2015 accompagnée par un satisfecit des milieux boursiers qui ont fait avancer la valeur de l'action de Netflix de près de 7%. En nombre d'heures consommées sur ce service, les scores ont également largement évolué passant de 29 milliards en 2014 à 42,5 milliards l'année 2015. Profitant de l'aubaine du dernier Consummer Electronic Show de Las Vegas, qui s'est déroulé du 6 au 9 janvier dernier, les responsables de Netflix ont fait une démonstration de l'étendue de leur « empire » sur la vidéo à la demande.
Avec une couverture aussi large, « les consommateurs à travers le monde, de Singapour à Saint-Petersbourg, de San Francisco à Sao Paulo, pourront regarder des émissions de télévision et des films en même temps. Avec l'aide d'internet, nous donnons le pouvoir aux consommateurs de regarder quand ils le souhaitent, où ils le souhaitent, sur n'importe quel support », a fait savoir Reed Hastings, co-fondateur et chargé de l'exécutif de ce service de streaming, ajoutant, cité par 20minutes.fr : « Aujourd'hui, vous assistez à la naissance d'un nouveau réseau global de télévision via internet ». Devant le parterre de spécialistes du monde entier, il a tenu à souligner le rythme de progression de son service en indiquant : « Pendant que vous m'écoutez parler, le service vient de s'ouvrir dans presque tous les pays du monde, à l'exception de la Chine, où nous espérons pouvoir nous implanter à l'avenir ».
Un problème nommé Chine
Ce vaste et grand marché de l'économie qu'est la Chine reste effectivement toujours fermé au nez des offre de Netflix dont les responsables ne désespèrent pas de parvenir à trouver un accord avec ce géant pour y commercialiser le service comme le font à peu près tous les géants de l'économie numérique. « La tâche ne sera pas aisée, les autorités chinoises censurant en effet tous les contenus en ligne qu'elles estiment trop sensibles », fait remarquer 20minutes.fr qui ajoute que « Netflix tente d'obtenir un permis spécial du gouvernement qui lui permettrait d'opérer en Chine, et cela prendra du temps », a convenu Hastings durant une conférence de presse à l'issue de sa présentation au CES. Le site rappelle également que malgré son inexorable expansion à l'international, Netflix « ne sera pas non plus présent en Crimée, en Corée du Nord et en Syrie en raison des restrictions imposées par le gouvernement américain à ses entreprises sur ces territoires. »
Pour rappel, Netflix a débuté comme une société de location de Netflix de DVD par correspondance puis s'est mis au streaming vidéo en 2007 avec l'explosion des services du web. Son expansion vers l'international a été fulgurante puisqu'il « s'est rapidement étendu en dehors des Etats-Unis, d'abord au Canada, puis en Amérique latine, en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon », nous apprend 20minutes.fr qui rappelle que ce service de streaming américain proposait à l'origine de vieilles séries recyclées et des films de seconde zone, mais pour se différencier face aux services concurrents et attirer de nouveaux abonnés, il a multiplié ces dernières années les contenus originaux et a notamment produit plusieurs séries à succès, comme House of Cards ou Orange is the New Black ». Le chemin est encore long et même semé d'embûches pour ce service qui a percé il y a quelques années là où d'autres services se sont plantés à l'image du fameux service audiovisuel américain Viacom qui peine encore à trouver ses repères avec la révolution Internet.
« Tout le contraire de Netflix où l'abonné choisit son programme, peut se faire conseiller, et a, à tout instant, accès à la totalité du catalogue de contenus », note le site du quotidien français lemonde.fr qui rappelle qu'à ses débuts, Netflix a été assimilé à « de la vidéo à la demande, pour l'assimiler aux boutiques du coin de la rue où chacun allait louer son DVD de la semaine », ce qui, explique-t-il, est une grande erreur car, avance-t-il, à peine dix ans après lancement, « Netflix est devenu la première télévision du XXIe siècle, au même titre que Facebook ou Twitter sont aujourd'hui les premiers médias globaux. » Le succès a aussi son revers de médaille, avec notamment un nombre impressionnant d'utilisateurs illégaux qui accèdent aux contenus de Netflix sans souscription légale. « Plus de 30 millions d'utilisateurs de Netflix résident dans des pays où le service n'a pas été officiellement déployé, dont 20 millions en Chine », souligne le site www.tomsguide.fr, dans un papier mis en ligne le 13 janvier dernier dans lequel il est rapporté « le service permettant de partager un compte entre plusieurs personnes », plusieurs utilisateurs veulent « profiter de Netflix hors de sa zone de couverture, ils souscrivent à un abonnement à l'étranger et passent tout simplement par un VPN », ajoutant que c'est là une situation que « Netflix n'empêche pas, ne voulant pas se départir de cette manne financière illégale ». Alors que des rumeurs avaient circulé sur une prétendue action de Netflix pour bloquer les VPN, « Netflix a démenti les rumeurs murmurant », note ce même site qui rapporte par ailleurs ces précisions de l'opérateur selon lesquelles « les personnes qui utilisent un VPN pour accéder à notre service en dehors des zones couvertes verront que tout fonctionne aussi bien ».
Un problème que le déploiement à l'international de Netflix semble en voie de solutionner puisqu'il y aura une plus grande disponibilité des produits Netflix et donc de moins en moins besoin de recourir à de tels procédés. En effet, Netflix avait dû se retrouver confronté à de critiques d'opérateurs spécialisées dans l'offre de contenus, à l'instar de Sony Pictures qu,i selon le site tomsguide.fr, « s'était ainsi déjà plaint du laxisme de Netflix », l'un de ses dirigeants expliquant dans un mail que « le service de streaming ne surveille pas de près l'origine de ses abonnements et ne prend pas de mesures afin de contrer les sites de contournements (VPN) qui permettent de souscrire illégalement ».
Le service de streaming de Netflix ne souffre pas que des incursions illégales sur ses serveurs ; il est également en butte à quelques soucis plus structurels, relevés notamment par les analystes financiers. Le document publié par Netflix mentionne, en effet, dans une seconde partie, après les annonces en fanfare des chiffres sur l'extension à l'international, que « sa forte pénétration aux Etats-Unis semblait rendre l'accroissement (du nombre d'abonnés) plus difficile que par le pass », indique le site du quotidien économique français lesechos.fr qui souligne que même si Netflix « promet d'ajouter 1,75 million d'abonnés aux Etats-Unis sur les trois premiers mois de l'année, les analystes accueillent cette prévision avec davantage de méfiance ». Les arguments des financiers sont basés sur le fait que les abonnés américains sont les plus rentables pour la société. En effet, explique lesechos.fr, ils font ressortir que « chacun d'entre eux dépense davantage que les abonnés internationaux et le coût d'acquisition des contenus est bien plus élevé à l'étranger qu'aux Etats-Unis. »
Une stratégie marketing décriée
Les difficultés à envisager un accroissement du nombre d'utilisateurs sur le territoire américain est une nuance qui n'échappe donc pas aux milieux boursiers qui notent que même si la société est valorisée à plus de 140 fois son résultat d'exploitation, et qu'elle génère une capitalisation en bourse estimée à 46 milliards de dollars, elle « n'a généré en 2015 que 6,8 milliards de revenus et un résultat net de 123 millions ». Les investisseurs dans Netflix sont en effet en train de faire un énorme pari sur l'avenir. A partir de là, en effet, il y a tout intérêt à regarder de près la stratégie marketing de Netflix qui continue de dégager un cash-flow négatif, malgré un résultat net bénéficiaire. Pour lesechos.fr, cela revient à dire que Netflix « consomme ses réserves de liquidités et doit régulièrement revenir vers les marchés pour lever de la dette ou du capital ». Et le site de souligner que les milieux boursiers sont dans l'expectative et escomptent pour bientôt un retour au « cercle vertueux de l'augmentation du nombre d'abonnés et de sa puissance de feu pour acheter des programmes », ce qui doit, selon les propos du site lesechos.fr, lui permettre « rapidement de dégager des profits plantureux et de trouver son équilibre financier ».Parmi les voies empruntées pour parvenir à cette situation, Netflix s'est engagé dans une politique de production de contenus avec notamment des œuvres qui ont connu un succès.
Pour l'année en cours, indique lemonde.fr, « la société devrait produire en propre près de 600 heures de programmes et va dépenser 5 milliards de dollars pour acheter des contenus dans le monde entier ». Mais pour y arriver, les responsables de Netfix sont conscients de la difficulté de la tâche, car, comme le souligne le site lemonde.fr, la société a agi comme les autres grandes multinationales de l‘internet et de ce fait, écrit-il, elle « sème sur son passage tant de victimes et de rancœurs qu'elles constituent autant de menaces. » Parmi ces menaces, les grandes chaînes de télévision qui vont certainement se liguer contre le service Netflix, perçu comme un sérieux concurrent et auquel soit elles ne voudraient pas vendre leurs contenus sinon les céder à des prix exorbitants. L'autre menace pourrait venir de ses rivaux sur les créneaux de l'internet, à l'image de Youtube et d'Amazon, de plus en plus actifs sur la production et la diffusion de contenus.


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