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Une ville, une histoire
Sidi Ahmed Benyoucef (6e partie et fin)
Publié dans Info Soir le 18 - 05 - 2004

Résumé de la 5e partie Pour tester la fidélité de ses disciples, Sidi Ahmed Benyoucef recourt à une ruse.
Saint et thaumaturge, Sidi Ahmed Benyoucef a été aussi un homme d?action, n?hésitant pas à s?ingérer dans les affaires de la cité et à prendre parti. C?est ainsi qu?il a critiqué, et parfois avec une grande sévérité, les hommes politiques de son époque. Il s?est donc attiré l?inimitié de certains dirigeants et souverains notamment le sultan de Fès et les Banu Ziane qui régnaient à cette époque sur l?Ifriqya (l?est de l?Algérie et de la Tunisie d?aujourd?hui). A l?inverse, il a accueilli avec enthousiasme les Turcs dans lesquels il voyait les sauveurs du Maghreb, menacé par les incursions européennes. Les Turcs, en guise de remerciement, vont le combler de cadeaux. Cela n?empêchera pas le saint de faire des critiques à ses alliés quand ceux-ci outrepassaient leurs droits.
Ahmed Benyoucef consacrait une grande partie de ses activités à l?enseignement de ses doctrines mystiques, exerçant principalement à la qal?a des Banu Rachid, dont il était originaire. C?est d?ailleurs à cet endroit qu?il se trouvait quelque temps avant sa mort.
«Mon heure est arrivée, dit-il à ses disciples. Je veux qu?à ma mort vous chargiez ma dépouille sur une mule et que vous la laissiez aller où bon lui semblera. Vous m?enterrerez à l?endroit où elle s?arrêtera.»
Il meurt et on procède selon sa volonté. La mule chargée de la dépouille du saint est lâchée. Elle est suivie par une foule qui veut assister aux obsèques du maître. La marche est longue et la mule ne semble pas fatiguée. Elle arrive enfin aux abords de Miliana, un beau pays de jardins et de vergers fleuris. Ce n?est pourtant pas dans un verger qu?elle s?arrêtera, mais sur un terrain plein de détritus. En fait, c?est la décharge des juifs de la ville.
? On ne va pas l?enterrer sur la décharge des juifs ! protestent des disciples.
? Le maître vaut mieux que cela ! disent d?autres
?Il faut l?enterrer ici ! disent quelques-uns. C?était la volonté du maître de laisser le sort choisir l?endroit de sa sépulture.
On l?enterre donc en cet endroit indécent. La tradition rapporte qu?un autre mystique qu?il avait un jour offensé, cite Zarrouq Al- Barnousi, lui avait fait une prédiction : «Tu seras enterré sur une décharge publique.»
Quoi qu?il en soit, les Turcs lui construiront un magnifique mausolée qui deviendra un lieu de pèlerinage et fera le prestige de Miliana. En effet, son nom va être attaché à cette ville où il n?a pourtant pas vécu. De nos jours, on ne peut évoquer la petite ville sans évoquer son wali, son saint patron Sidi Ahmed Benyoucef.


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