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Un accueil spécial
Publié dans Info Soir le 08 - 11 - 2004

Réminiscence Chaâbane était consacré aux préparatifs du ramadan. Toutes les femmes mettaient la main à la pâte.
«Je me souviens encore de ces ramadans que j?ai vécus enfant. Je n?avais que six ans lorsque je jeûnais. Je me revois préparant ma âchioua (une petite chorba) avec mes petites voisines à la rue près de chez moi. Nous jouions aux maîtresses de maison. Nous imitions nos mamans. C?était notre façon de passer le temps jusqu?au medfaâ (rupture du jeûne)», se rappelle cette arrière-grand-mère.
Elle note, cependant, que «le mois sacré était attendu avec impatience par les plus jeunes et les plus vieux.
Pour l?accueillir, on s?y prenait à chaâbane (8e mois du calendrier islamique). Les maîtresses de maison se mettaient au grand nettoyage.»
Elle explique : «A La Casbah, nous vivions à plusieurs familles par maison, avec moulet eddar (la propriétaire des lieux) qui, dans, la majorité des cas, occupait une partie de la grande maison. Les tâches étaient réparties équitablement par celle-ci. Mais chaque mère de famille avait à s?occuper de sa chambre.»
Il faudra signaler, au passage, qu?à l?époque, chaque famille occupait une chambre avec une «khamsin» (cuisine), sauf pour les mieux nantis. Ceux-là pouvaient disposer de deux chambres.
Khalti Z?hor nous donne toutes ces précisions pour, dit-elle, «mieux comprendre l?organisation de la communauté algéroise de l?époque».
Durant la seconde quinzaine de chaâbane, les femmes se rassemblent pour le nettoyage des espaces communs. «Pour le grand coup de pinceau de chaux, car on peint la maison de bas en haut, de l?intérieur vers l?extérieur, et les moindres recoins en prévision du mois sacré. Toutes les femmes mettent la main à la pâte, sous l??il vigilant de la propriétaire», souligne notre interlocutrice.
«Une fois ces travaux finis, les voisines se rencontrent pour faire des gâteaux au miel : des maqrouts et de la samsa très prisée durant ce mois sacré», ajoute la vieille dame.
Enfin, «lorsque les travaux ménagers sont achevés, les femmes se rendent au marché pour acheter, selon la coutume, une nouvelle vaisselle pour le nouveau ramadan.
La dernière d?entre elles doit au moins acquérir une cuillère en bois ou un nouveau tadjin (marmite en poterie) ou une nouvelle qedra (un couscoussier en poterie) ou un nafekh (objet servant de feu à cuire contenant du charbon, donnant un goût spécial à la nourriture qui cuit à la braise).»
«Et pour finir, la veille ou l?avant-veille du premier jour de jeûne, nous nous rendions au hammam. Les enfants sont lavés et pomponnés. Il fallait voir leur joie d?accueillir ce mois sacré avec l?enthousiasme de jeûner comme les grands.»
Khalti Z?hor signale que «même pendant la Guerre d?Algérie, le ramadan se passait dans la même ambiance».
El-Berah
A l?époque, «on n?entendait pas parler de leylet ecchek (la nuit du doute)». «C?était el-Berah (?) qui sillonnait les rues et parfois frappait aux portes pour annoncer à haute voix le début du jeûne. Il n?y avait pas d?équivoque.»


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