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Quand le pouvoir se regarde
Festival de Cannes 2011
Publié dans La Tribune le 21 - 05 - 2011


De notre correspondant à Cannes
H. Mohamed
Le cinéma se politise. Radicalement. Ce n'est pas l'édition 2011 du festival de Cannes qui va prouver le contraire. Représenter les arcanes du pouvoir aux Etats-Unis, c'est monnaie courante. Voilà chose faite en France avec le film la conquête de Xavier
Durringer, présenté exceptionnellement hors compétition. Un film qui fera certainement couler beaucoup d'encre dans l'Hexagone compte tenu de l'actualité politique brûlante du gouvernement Sarkozy, à l'aune de la présidentielle 2012 et le scandale DSK. On aime ou on n'aime pas, le film prête à sourire et surprend à la fois, par la ressemblance frappante avec les vraies personnes qu'il donne à voir et la guerre des coulisses qui, pour une fois, est mise à nu. Le souci pour le réalisateur aura été d'être proche de la réalité sans tomber dans l'imitation et le copiage, c'est ce qu'il a affirmé lors d'un point de presse pas très animé finalement. Pourquoi ce film ? Car la vie politique donne matière à la représentation tant la dimension qu'elle peut charrier est énorme et ses tenants et aboutissants grandioses, expliquera le producteur du film. Un long métrage quasi potache dont le scenario n'a jamais transité par l'Elysée, nous assure-t-on. Faire un film comme les anglo-saxons est une idée qui trottait depuis longtemps dans l'esprit du scénariste Patrick Rotman. Le côté théâtral que les hommes politiques ont une fois devant la caméra le fascinait. C'est aussi un Nicolas Sarkozy au top de sa forme et de sa verve langagière franche et fleurie qu'on découvre dans ce film qui se veut fidèle à 90% de la vérité. Le réalisateur soulignera ses intentions de donner à voir la complexité de la personne du président qui «est comme nous tous, autrement qui peut être tantôt humain et sympathique, tantôt odieux». L'homme politique devenant acteur, prête le flan à l'attention de l'autre tout en l'exacerbant. Mais parfois la fiction dépasse la réalité. «Je voulais me détacher de la réalité mais créer du cinéma, avoir une mise en scène très proche du film noir.» De son côté, Florence Pernel, qui joue Cécilia Sarkozy, fera remarquer avoir travaillé son personnage en cherchant à habiter son corps par son caractère psychologique qui est complètement différent du sien. L'histoire du film se déroule en fait entre 2002 et 2007, la période où Sarkozy gagna les élections mais perdit sa femme. Un film qui décrit les cinq années qui viennent de s'écouler. Elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule. «En guerre, on s'entretue avec les armes, en politique par les mots», confie le réalisateur.Même topo dans le film L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller, qui dévoile un ministre du Transport bien humain en proie à des saboteurs. Il le dit lui-même dans le film : «Le milieu de la politique est une éternelle meurtrissure.» On n'en fait pas mieux dans le film italien Habemus Papam de Nani Moretti. Dans ce nouveau long métrage également en compétition, un prétendu successeur au pape ne semble pas prêt à endosser ce lourd «sacerdoce» et s'enfuit. C'est la crise au Vatican à l'image qu'est la religion dans le monde où les cercles politiques qui s'autodétruisent ou s'envoient des bombes quand cela dérange les intérêts des uns. Un film époustouflant qui oppose clairement la notion d'enfermement à la liberté. Et si la liberté était une mauvaise chose ? La liberté de choisir est tout aussi importante qu'elle déroute parfois. Pouvoir et désir cela fait parfois désordre.Tel est le propos du seul film d'Afrique du Sud, Skoonheid d'Olvier Hermanus (Shirley Adamas). Un film qui met en exergue l'ambiguïté humaine par des scènes assez violentes finalement. Ici, c'est le pouvoir du sexe qui se veut libérateur. Un film fort et bien et dérangeant. «Cette histoire relate l'autodestruction d'un homme. Le dédain qu'il a pour lui-même. Nous sommes témoins de sa violence, de ses peurs, de sa jalousie. Un voyage plein de doutes, traversé par le dégoût de soi-même», confie le jeune réalisateur qui a choisi de montrer une face bien cachée de l'Afrique du Sud, qui est tout de même assez réputée pour ses violences.


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