Photo : Riad De notre correspondant à Aïn Defla Madani Azzeddine Les plages les plus connues et les plus belles sont devenues un vrai lieu d'activité commerciale sous différentes formes. Il est facile de trouver à la vente n'importe quoi, du pain traditionnel, des boissons, des produits alimentaires, des fruits et autres produits de consommation. Cependant, l'autre point noir qui marque la saison estivale, ce sont les commerçants «de place» ou de superficie, de tout âge. Ils sont là pour louer leurs parasols, tables, chaises et autres moyennant des tarifs parfois très exagérés. Ces commerçants saisonniers deviennent maîtres d'une superficie de rivage souvent la plus belle et qui devient impossible d'accès pour le citoyen qui ne paye pas le prix de location. Cette situation représente le plus mauvais décor qui règne malheureusement sur pratiquement l'ensemble des plages de notre pays. Si ces commerçants gagnent beaucoup pécuniairement lors de cette saison, il ne faut pas oublier que les estivants sont ainsi contraints de dépenser des sommes d'argent à cause de ces comportements et qui plus est juste pour passer de bons moments. Une virée dans les plages de la wilaya de Chlef nous a permis de constater les pratiques de ces individus qui exploitent ces espaces et qui font régner leur loi sous prétexte qu'ils ont loué cette place et qu'ils doivent faire rentrer de l'argent. Au niveau de la plage de la ville de Ténès, à proximité du port, il est très difficile de trouver un espace libre pour installer son propre parasol. Des jeunes sont postés ici et là pour guetter l'arrivée des estivants et leur proposer la location d'un parasol, d'une table ou de chaises. Dès leur stationnement dans des parkings payants où la place est cédé à 50 DA, les estivants sont «chaleureusement» accueillis par ces jeunes qui s'ingénient à les convaincre à louer ces équipements de plage dont le prix est proposé à 500 DA la journée. «Il faudrait bien négocier le prix si vous voulez avoir un parasol ou autre», dira un gardien de parking avant d'ajouter qu'il faut leur donner la moitie du prix. Si c'est l'après-midi, on peut toujours négocier le tarif et insister sinon on est obligé de payer le même montant que paye celui qui s'installe à 10heurs du matin. Un autre citoyen interrogé à ce sujet dira qu'il faut être prudent puisque ces gens placent la barre haut et c'est pour cela qu'il faut bien négocier. Une vue d'ensemble au niveau de cette plage très fréquentée renvoie une image désolante à cause de la présence de nombreuses chaises et tables placées sur le rivage, une véritable cafétéria à ciel ouvert. Cette pratique qui semble être généralisée dans de nombreuses plages du pays montre que le secteur touristique a besoin de plus de réformes pour jouer convenablement son rôle. Selon un estivant rencontré sur place, les services concernés doivent bien encadrer ces gens qui louent leurs parasols d'autant que leur présence est nécessaire aussi pour aider les gens qui viennent se baigner. Au niveau de la plage Marina, située également dans le centre-ville de Ténès, les propriétaires de parasols se placent dans une partie de la plage et n'influent pratiquement pas sur l'ensemble du rivage ce qui permet ainsi aux citoyens de prendre place sans être inquiétés. Par ailleurs, au niveau des autres plages les plus fréquentées situées dans la partie ouest de cette wilaya côtière, la situation est identique. En revanche, dans les plages laissées encore à l'état naturel, les baigneurs éprouvent du plaisir à s'y baigner tant l'eau est propre et le paysage captivant. Cela dit, on ne peut pas dire que l'accès aux plages à travers tout le pays. Si les estivants ne paient pas les parasols dans certains cas, ils payent le stationnement.