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Biyouna en solo sur les planches
Après le cinéma, la musique, le théâtre
Publié dans Le Maghreb le 26 - 04 - 2011

Y a des stars arabes qui partent à Hollywood, y en a d'autres qui partent en l'Hexagone. L'opinion en tout cas, est faite chez l'ancien colonisateur. En littérature comme au cinéma, selon les intérêts en coulisses, un livre ou un film devient un best, car une maison française l'a décidé ainsi. Mais bon. Y a un contre exemple, et c'est la Biyouna nationale qui l'entretient.Qu'est-ce qu'elle devient en fait ? Eh bien depuis sa rencontre dans les années 2000 avec son mentor, Nadir Mokhnèche, elle a gravi tous les échelons des arts de la scène. Chez nous rappelez-vous, elle était confinée dans son rôle de ventriloque, ça l'a étouffé puisqu'elle sentait qu'elle pouvait faire mieux, mais ça l'a aidé à vivre et à se faire connaitre. Avec "Le Harem de Madame Hosman " de Nadir Mokhnèche, et de l'autre côté de la mer, on découvre avec surprise, une Biyouna pathétique, tragédienne, généreuse, et on ne s'en passe plus. Elle a rêvé de théâtre, elle en a fait avec Fouzia Ait El Hadj et même avec Jeanne Birkin . C'était en 2006 lorsque le metteur en scène français, Philipe Salvario, lui a fait appel pour le rôle du coryphée dans Electre, la Biyouna nous a confié qu'elle était à son aise, et ni Birkin, ni les autres ne la faisaient rougir. "Je sais que je vais les bouffer sur scène " nous a-t-elle martelé alors qu'elle était sur les plateaux de " Delice Paloma " troisième long-métrage de Nadir Mokhnèche. Elle arborait alors le costume d'un coryphée, chef de chœur dans la tragédie antique. Dans cette pièce, Philipe calvario associe un chœur féminin guidé par la voix de la populaire Biyouna, ainsi qu'une musique orientale aux sons énivrants, jouée en direct et composée. Après Coryphée, la Biyouna remet ça ! Eh bien entre le 7 et le 09 juillet prochain, la comédienne sera toute seule sur les planches pour un one woman show au Pradet dans l'Espace des Arts, Esplanade François Mitterrand dans le Paris. C'est une première, car la plus populaire et la plus rebelle d'Algérie a été annoncée la première performance solo de Biyouna par elle-même, au Festival d'Avignon off 2010. Le spectacle devait la voir revenir sur son parcours singulier, "d'Alger à Paris, de l'enfance à l'actrice, de Belcourt à Belleville, de la course au visa à la course à la gloire, sans épargner personne, à commencer par elle-même". Deux représentations de lancement sont enfin programmées les 7 et 9 juillet au Pradet. Mis en scène par Ramzy Bedia, le spectacle sera à l'affiche du Théâtre Marigny à Paris, à partir du 20 septembre.
Du cinéma aux planches
"Mon rêve c'est de monter sur les planches ". " Personne ne m'a jamais donné l'occasion de le faire. Je ne sais pas ce que c'est mais je sais que j'y arriverais", confiait-elle dans les feux de sa gloire cinématographique amorcée avec, "Le Harem de Madame Hosman " puis, " Viva l'Algirie " de Nadir Mokhnèche. Prière exhaussée ! Fouzia Ait El Hadj, était désireuse d'offrir à la Biyouna un autre costume que celui d'une mégère rigolote. C'était en 2004 lorsqu'elle lui confiait un rôle loufoque et humoristique. Rien que ça ! La tirelire de Biyouna étant pleine, elle pouvait aller ailleurs pour s'accomplir définitivement auprès des autres, sans doute plus doués et plus laborieux. En janvier 2006, elle était visible au Vingtième Théâtre de Ménilmontant à Paris, puis en mars 2009 au Théâtre des Trois-Vallées, avec "Célestine" signé par le papa Henri Lazarini et sa fille Frédérique.La Célestine, née en 1499 sous la plume de Fernando de Rojas, fut un roman avant de devenir une tragi-comédie. L'œuvre connaîtra de nombreuses versions, et ce personnage hantera la littérature européenne jusqu'à l'époque baroque. De ce texte foisonnant, Henri Lazarini a tiré un spectacle d'une heure trente, très " grand public ", en réduisant l'intrigue à ses éléments essentiels. Calixte, amoureux fou de Mélibée, fait appel, par l'intermédiaire de son valet Semporio, à une mère maquerelle, la Célestine, pour parvenir à ses fins. Les ruses et les manipulations de la Célestine (l'éternel combat du vice contre la vertu !) constituent l'essentiel des péripéties, avant le rendez-vous nocturne dans le jardin de Mélibée. Le texte est fascinant en ce qu'il contient en germe tout un pan de la littérature européenne. Il permet en particulier de mesurer l'influence de ce théâtre espagnol sur le théâtre français, de Molière (on pense à l'entremetteuse de l'Ecole des femmes), aux romantiques. Biyouna est là aussi, confinée dans un rôle piège de la maquerelle, dans lequel elle venait à peine de sortir dans "Delice Paloma " de Nadir Mokhnèche.


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