L'Algérie est indemne de la grippe aviaire. Mais cela n'empêche pas, la commission nationale de veille et de suivi et de lutte contre la grippe aviaire de continuer à faire son travail de sensibilisation. C'est ce qu'a affirmé d'ailleurs Samia Amrani , coordinatrice de la commission dans une rencontre avec la presse, organisée au siège du ministère de la Santé. " La grippe aviaire ne fait plus la une des médias. Pourtant cette epizootie due au virus H5N1 continue de sévir et de se propager dans le monde et le risque de passage d'une épizootie à une pandémie de grippe humaine n'est toujours pas écarté ", dira le Dr Amrani. De son côté, Karim Boughalem, sous- directeur des services vétérinaires au ministère de l'Agriculture, expliquera que le dispositif de veille est toujours actif. Des vétérinaires, accompagnés par des agents forestiers, effectuent régulièrement des prélèvements sur des oiseaux migrateurs." Nous avons effectués depuis octobre 2005 à janvier 2008 près de 5 800 prélèvements à travers le territoire national ", a-t- il dit. Les zones humides restent les régions où le dispositif de surveillance est renforcé. M. Boughalem précisera également qu'un stock stratégique de vaccins destinés à la volaille est disponible au niveau du ministère de l'Agriculture. Ce stock a été partiellement actualisé pour l'année 2008. Sans oublier les stocks de Tamiflu acquis par le ministère de la Sané pour faire face à une éventuelle pandémie. De plus, les accords établis avec l'OIE et l'OMS permettront l'accès à des quantités supplémentaires en cas de besoins. Aussi, les laboratoires ont été équipés récemment de matériels très performant pour le dépistage. Par ailleurs, la vigilance des postes de contrôle aux frontières reste soutenue. Par ailleurs, la commission nationale de veille et de suivi et de lutte contre la grippe aviaire a tracé comme objectif pour 2008 de focaliser son travail sur la préparation à la pandémie de grippe humaine proprement dite, vu que le risque de sa survenue n'est toujours pas écarté. L'Algérie suit de pr-s l'évolution de la maladie dans le monde. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu'une pandémie mondiale de grippe aviaire était peu probable après avoir levé les doutes qui pesaient sur 5 Indonésiens soupçonnés d'avoir été infectés par le virus H5N1 via une contamination inter-humaine. Ces indonésiens ne souffraient en fait pas du virus de la grippe aviaire, mais d'une autre maladie. Alors que l'Indonésie reste, selon l'OMS, le pays le plus touché par la grippe aviaire, et que le virus hautement pathogène H5N1 s'est propagé à la grande majorité des provinces de l'archipel, l'OMS estime que le risque d'une pandémie mondiale est peu probable, et que si elle survenait, les stocks de vaccins pourraient permettre de l'endiguer.