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� UN AN DE L'�LECTION PR�SIDENTIELLE
La Tunisie bouge
Publié dans Le Soir d'Algérie le 08 - 05 - 2008

Depuis le 5 janvier, le bassin minier de Gafsa est le th��tre d�une v�ritable �meute citoyenne et sociale. Des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes dipl�m�s et non dipl�m�s, de femmes veuves de mineurs manifestent depuis le mois de janvier sans interruption pour une revalorisation des salaires des mineurs, du travail pour les ch�meurs, notamment les jeunes dipl�m�s, l��ducation et l�am�lioration des conditions de vie ( pollution des eaux, �lectrification, routes�).
De Tunis, Hassane Zerrouky
Et ce, malgr� un d�ploiement sans pr�c�dent des forces de police et des arrestations par centaines de jeunes et de syndicalistes. Selon le journal arabophone Al Badil, organe en ligne du PCOT (Parti communiste ouvrier de Tunisie), des familles des villes de Redeyef, M�tlaoui, Oum-El-Arayess, Gafsa o� se sont d�roul�s ces �v�nements, ont fuit la r�pression � vers l�Alg�rie et se trouvent dans le d�nuement le plus total�. Ev�nement in�dit en Tunisie : � la suite de manifestations de centaines de femmes et de parents de d�tenus dans cette r�gion, le gouvernement a �t� contraint de faire marche arri�re et de lib�rer les d�tenus. Certains syndicalistes, battus, � leur t�te Adnane Hajji, sont sortis de prison, dans un piteux �tat, mais accueillis comme des h�ros par les populations de la r�gion. Sur ces �v�nements, le r�gime tunisien a impos� un black-out total. La presse aux ordres n�en a pas parl�. Seul l�hebdomadaire arabophone Al Mawkif, organe du Parti progressiste d�mocratique (P-DP), dirig� par Mme Maya Jbiri et Al Mouatinoune, organe du Forum d�mocratique pour le travail et les libert�s (FDTL) ont os� informer de la situation. De plus, Al Mawkif a fait l�objet, sans la moindre explication, de quatre saisies. Bien qu�imprim�, il est de plus interdit de distribution, contraignant ses journalistes et salari�s � une vente militante en pleine avenue Bourguiba, et ce, le jour m�me de la visite d�Etat de Nicolas Sarkozy. Et bien que ce soit un parti l�gal, en conformit� avec la loi, le P-DP est l�objet d�une nouvelle cabale politico-polici�re : en plus de la fermeture des si�ges de plusieurs de ses f�d�rations r�gionales, les autorit�s cherchent � le contraindre au silence. En effet, le contrat de location du si�ge du parti � Tunis est l�objet d�une annulation par le propri�taire des lieux ! Ajoutons que la Tunisie a aussi ses �harraga� : 27 jeunes ont p�ri r�cemment, noy�s, au large des c�tes tunisiennes ! En plus de ces faits, pas un jour ne passe sans que les militants des droits de l�Homme et d�mocrates soient harcel�s, provoqu�s par des �voyous�, molest�s en pleine rue ou tout simplement interdits de travailler. L�avocate Radhia Nasraoui, qui d�fend les d�mocrates et journalistes comme Slim Boudkhir, correspondant du journal londonien Al Quds al-Arabi, condamn� � un an de prison ferme en d�cembre 2007, en sait quelque chose. Sa voiture, une vieille Golf, est dans un triste �tat : r�troviseurs cass�s, y compris celui de l�int�rieur, afin, lui a expliqu� un policier, qu�elle ne puisse voir �qui la suit�� Son domicile est sous surveillance quasipermanente. Qui plus est, elle est accus�e par la presse aux ordres de travailler pour son mari, le militant de gauche, Hama Hammami, qualifi� pour l�occasion de� prox�n�te ! Or, il se trouve que ce dernier, vir� de la fonction publique en raison de ses activit�s militantes, se voit non seulement refuser du travail, mais est en plus l�objet d�une interdiction de fait de sortie du territoire tunisien : les autorit�s, sous divers pr�textes, refusent de lui renouveler son passeport. Tewfik Ben Brik subit de nouveau des tracasseries polici�res. Sihem Besdrinne, la militante f�ministe, et d�autres militantes femmes, sont r�guli�rement insult�es dans la presse aux ordres. Elles sont trait�es d�homosexuelles, voire de prostitu�es� Se greffe � cette situation, l�interdiction de tenue du congr�s de la Ligue tunisienne des droits de l�Homme (LTDH). De telles m�thodes n�ont gu�re d�courag� le combat des d�mocrates. Ils multiplient les initiatives et alertent une opinion lass�e par des m�thodes d�un autre temps. L�universit� a connu des mouvements sociaux. M�me au sein du parti au pouvoir, le RCD ( Rassemblement constitutionne d�mocratique), des voix commencent � s��lever pr�nant une ouverture politique. �Aujourd�hui, la peur a recul�. Les Tunisiens ne demandent pas la lune, explique Hama Hammami, mais une juste r�partition des fruits de la croissance, des emplois et des salaires d�cents�. Car en d�pit d�un taux de ch�mage �lev� (14,5%), la Tunisie conna�t une croissance soutenue de l�ordre de 5% par an mais qui ne profite pas � tous. Le revenu moyen par habitant ( 2100 euros) a augment� mais la pauvret� a progress�. �Ce pays, visit� par 7 millions de touristes par an, a pourtant des atouts : un peuple �duqu�, des dipl�m�s de haut niveau, un statut de la femme sans �quivalent dans le monde arabe et musulman, des infrastructures d�velopp�es� De ce fait, le d�veloppement �conomique doit aller de pair avec la d�mocratie et la libert� d�expression, et non l�inverse�, explique un membre du PDP. C�est pourtant dans ce pays que s�est rendu en visite d�Etat Nicolas Sarkozy pour affirmer que �l�espace des libert�s progresse�, allant jusqu�� affirmer que la presse est �bien s�v�re� avec le r�gime de Ben Ali. �La Tunisie, a-t-il ass�n�, n�est pas la Cor�e du Nord�. Un discours qui n�a pas surpris les militants avertis. �Aux yeux du pr�sident fran�ais, la vente de 15 Airbus, de l��nergie nucl�aire et autres contrats conclus comptent assur�ment plus que la d�fense des droits de l�Homme�, assure une responsable de l�Association des femmes d�mocrates tunisiennes. �Cette fermeture des espaces d�expression fait le jeu du salafisme�, tonne Hama Hammami qui ajoute : �Ch�mage et pauvret� aidant, faute de perspectives, fermeture des Maisons de la culture et absence de libert�s, font que de plus en plus de jeunes se r�fugient dans le salafisme diffus� par les t�l�s du Golfe�. En effet, le hidjab et le kamis progressent dans les quartiers populaires�


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