L'autoroute est-ouest sera sécurisée par des patrouilles qui seront mobilisées H24, en application à un ordre émanant du commandement de la gendarmerie nationale. «C'est un plan de sécurisation globale consistant à assurer des patrouilles H24 le long du tronçon revenant à chaque groupement de wilaya de la gendarmerie nationale visant à lutter contre les agressions et les accidents de la route». Chacun des groupements prendra en charge le tronçon qui relève de sa compétence territoriale, dans le cadre de ce plan qui devrait être mis en application après la fête de l'Aïd El Fitr. La gendarmerie nationale, qui mobilisera des effectifs importants dans le cadre de cette mission, aura des postes le long de cette autoroute, selon un accord avec le ministère des Travaux publics. «Ces postes seront d'abord construits en provisoire, nous allons ensuite les occuper, puis ériger en dur». Les postes de la gendarmerie nationale, les stations-service et les postes de la protection civile seront installés sur des distances étudiées, de façon à permettre aux automobilistes de bénéficier de ces équipements une fois le projet de l'autoroute est-ouest mené à terme. Cette sécurisation ne manquera pas de priver les éléments du GSPC d'une grande partie de leur liberté de mouvement, ou de tenter de dresser des faux barrages même dans des routes secondaires qui passeraient par l'autoroute, ce qui renvoie à la promesse faite par Ahmed Ouyahia, au cours des années 1990, alors qu'il était chef du gouvernement, de sécuriser l'autoroute pour lutter contre les terroristes du GIA qui multipliaient, à cette époque les faux barrages contre les automobilistes, dont ceux de retour le soir de la plage. A cela s'ajouterait un programme de placement de caméras de télésurveillance le long de ce tronçon, ce qui devrait être précédé par l'instauration de système électrique là où il n'existe pas, explique-t-on.