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Dix ans de lutte
GARDE COMMUNALE DE BLIDA
Publié dans L'Expression le 28 - 12 - 2003

Dans la wilaya de Blida, l'apport de la garde communale a été des plus déterminants.
Lorsque Abassi Madani, grisé par ses succès populistes, lança son défi de faire dissoudre une fois qu'il aurait installé sa «dawla islamiya made in FIS», le corps de la police, signe d'injustice et d'arbitraire selon lui, il était loin de se douter que sa fin à lui et à ses comparses, ainsi que l'échec de son idéal intégriste allait justement commencer avec la naissance et le développement dans le feu de l'action antiterroriste d'une autre police, celle de la garde communale. Dix ans après sa formation dans le tas, elle est en passe de devenir un corps d'Etat sécuritaire dans le sens plein du terme, en n'ayant rien à envier aux autres, avec un cahier des charges garni de hauts faits et luttes qui témoignent des succès et des victoires remportées, parfois dans la douleur et la souffrance.
Qu'on se rappelle ses débuts balbutiants, mais néanmoins chevaleresques lorsque les premiers patriotes manifestèrent leur volonté de prendre les armes pour barrer la route aux hordes terroristes et à l'hydre intégriste qui tentaient d'imposer leur loi, notamment dans les quartiers populaires, la campagne et les endroits névralgiques.
Dans la wilaya de Blida, l'apport de la garde communale a été des plus déterminants dans la chasse et la disparition de ces derniers, malgré leur forte présence et le soutien logistique et humain qu' ils avaient dans la région. Les chefs terroristes avaient installé leur quartier général à Larbaâ, d'où partaient les convocations aux citoyens pour les juger. Ceux qui y répondaient, ne revenaient jamais. Ceux qui refusaient de s'y rendre risquaient des descentes de nuit et même de jour pour être enlevés et exécutés. Les commerçants et les entrepreneurs étaient les plus ciblés pour les délester du maximum d'argent et de marchandises. Partout, on semait la terreur pour réduire à néant toute résistance. La campagne était vidée. Les écoles et les usines calcinées et détruites.
Des massacres étaient organisés pour punition collective. Ils voulaient soit la soumission, soit la fuite pour beaucoup pour tenter d'échapper aux liquidations physiques et aux massacres. Pour de longs mois, ce fut l'enfer et la désolation dont les séquelles sont difficiles à faire disparaître des lieux, des corps et des mémoires. C'était toutefois compter sans la résistance farouche et le refus des citoyens de se plier au diktat des terroristes pour que la vie continue. C'est ainsi que s'organisèrent de petits groupes de patriotes, avec mission d'occuper le vide en investissant les quartiers et traquant les terroristes partout où ils se trouvaient. Cette initiative était la bonne puisque petit à petit, les groupes terroristes furent démantelés ou contraints de se replier vers les régions montagneuses.
En compagnie d'autres corps sécuritaires et sur un pied d'égalité, les patriotes ont contribué efficacement à la poursuite et à la chasse des groupes terroristes dans les maquis jusqu'à leur éradication totale. Les acquis sont grandioses puisque maintenant, la sécurité revient partout aussi bien en ville, en campagne qu'en montagne. Nos paysans reviennent à leurs fermes. Les routes et les chemins les plus reculés s'ouvrent à la circulation de jour comme de nuit. images comme celles des filles et des , signe de fierté et d'orgueil, circulant librement en rase campagne, qui pour aller à l'école, qui pour vaquer à son travail, sont désormais des faits coutumiers, y compris dans les hauteurs des monts de Chréa ou le val de Hammam Melouane, jadis endroits interdits à toute circulation. «La presse a un devoir envers nous pour mettre en valeur notre long combat et notre objectif. Les écrits journalistiques publiaient les moindres informations l'implication supposée ou réelle de patriotes et de gardes dans des actes de terrorisme ou de corruption, mais se gardent bien de parler de nos exploits et de nos sacrifices», nous lance en reproche un jeune patriote rencontré lors de l'inauguration du siège de la garde communale de la wilaya de Blida et tout heureux de voir son institution bénéficier de cet acquis. Il n'a pas tort aussi bien en sacrifice qu'en acquis. A elle seule, la wilaya de Blida a payé un lourd tribut puisqu'elle a perdu 58 patriotes et a enregistré 87 blessés. Les plus fortes pertes étant entre 1995 et 1997. En acquis, elle compte 3 393 gardes installés dans 82 détachements, répartis dans toutes les communes et les endroits stratégiques. Au plan national, la garde communale a un effectif de 240.000 hommes. La wilaya de Bouira vient en première place avec plus de 6.000 gardes. Dernier acquis, la garde communale vient de bénéficier d'un nouveau siège au centre-ville, disposant de toutes les commodités et structures d'accompagnement. Il a été inauguré mardi après-midi par le directeur général, le colonel Abdelkrim Nanouche, en présence du wali de Blida, du directeur de wilaya de la garde communale, le colonel Mehnaoui, du commandant du groupement de la Gendarmerie nationale, le colonel Belkheir, ainsi que du chef de secteur de wilaya et du président de l'APC. En inspectant les locaux, le premier responsable de la garde communale n'a pas caché son intention d'oeuvrer pour en faire un véritable corps au même titre que celui de la Dgsn pour une meilleure prise en charge de cette nouvelle institution au plan humain et matériel dans une perspective tournée vers l'avenir et la construction du pays en étant au service du citoyen. Qui a dit que la garde communale est le parent pauvre des autres corps sécuritaires?


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