L'action de protestation en question consiste en une grève cyclique de deux jours par semaine, soit tous les mardis et mercredis. Après l'université «Mouloud-Mammeri» et les commerçants grossistes, c'est au tour des travailleurs de la Caisse nationale de sécurité sociale de l'agence de Tizi Ouzou d'annoncer le déclenchement d'une grève cyclique dès les prochains jours. L'action de protestation en question consiste en une grève cyclique de deux jours par semaine, soit tous les mardis et mercredis, et ce, jusqu'à satisfaction des revendications exprimées. Le débrayage en question a été décidé par la section syndicale Cnas de Tizi Ouzou, affiliée à l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta). Le secrétaire général de la section syndicale Cnas de Tizi Ouzou, M. A. Maâmar a souligné à cet effet: «Nous interpellons toutes les parties concernées par ce conflit afin d'assumer leurs responsabilités et de prendre en charge toutes nos revendications dans un délai de huit jours faute de quoi nous nous verrons dans l'obligation d'entamer une grève cyclique de deux jours par semaine, soit les mardis et mercredis et ce, jusqu'à la satisfaction pleine et entière de nos revendications». Notons que la grève en question concerne toutes les autres caisses, à savoir la Casnos, la CNR, la Cacobatph, le Fnpos et la Cnac qui soutiennent l'action initiée par les travailleurs de la Cnas. Dans une déclaration rendue publique par les concernés, il est précisé: «Nous, sections syndicales du secteur de la sécurité sociale de la wilaya de Tizi Ouzou, toutes caisses confondues, et suite au préavis de grève déposé par la section syndicale de la Cnas, agence de Tizi Ouzou, apportons notre soutien indéfectible et irréversible à nos collègues de la Cnas jusqu'à la satisfaction de leurs revendications déjà reconnues par l'administration et dont la prise en charge a tardé à voir le jour.» Et d'ajouter: «Unis par la convention collective du secteur de la sécurité sociale et conformément aux stipulations des statuts et du règlement intérieur de notre organisation Ugta relatives à la solidarité intersyndicale, nous exprimons notre entière disponibilité à entamer en parallèle toute action que nous confèrent la loi et la législation du travail.» Les cinq autres sections syndicales Ugta du même secteur concluent: «Soucieux de l'avenir de notre secteur, censé être à l'avant-garde de tous les autres en termes de respect de la législation régissant le monde du travail, nous interpellons toutes les parties concernées afin qu'elles assument leurs responsabilités en intervenant en urgence, afin d'éviter un marasme sans précédent dans notre secteur.» Notons que le mécontentement qui ne cesse de couver au sein de la Cnas de Tizi Ouzou qui a pour origine la non-prise en charge d'une longue série de revendications demeurées en suspens depuis des mois, voire des années pour certaines. D'abord et avant tout, il est exigé d'associer le partenaire social dans toutes les décisions concernant la vie socioprofessionnelle des travailleurs. Les concernés revendiquent aussi l'annulation des sanctions infligées aux agents sans la présence du partenaire social. Les contestataires exigent dans le même sillage l'attribution dans les plus brefs délais de la prime dite Ifsp, la prise en considération de l'expérience professionnelle dans les avis d'appels à la candidature. Aussi, la section syndicale évoque la classification de l'agence de Tizi Ouzou, la régularisation des agents proches de la retraite qui n'ont pas bénéficié de promotions depuis plus de cinq ans, la généralisation de la prime d'astreinte à tous les agents ayant un contact avec le public, le renforcement des effectifs dans les différents services et la revalorisation des taux de la prime de stimulation des juristes. La liste des revendications est encore longue, à l'instar de la prise en charge des mutations des agents, la réouverture de la coopérative de consommation, l'application du protocole d'accord concernant les postes communs, la mise en oeuvre de la commission d'hygiène et de sécurité, et la mise à niveau des conditions de travail dans toutes les structures de la Cnas. Enfin, la section syndicale Ugta de la Cnas de Tizi Ouzou déplore le problème de la non-application de la convention collective et du protocole d'accord inhérents à la prime de stimulation ainsi que l'attribution de la prime de contagion aux travailleurs exposés aux risques.