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"Personne ne fera plier la justice"
TAYEB LOUH A BOUIRA
Publié dans L'Expression le 12 - 05 - 2016


Le ministre de la Justice, garde des Sceaux
Depuis Bouira, Tayeb Louh, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a averti sur la solidité de la justice.
La visite à Bouira de Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a permis l'inauguration (enfin!) du tribunal de Aïn Bessem dont la beauté aurait ravi notre Boualem Bekri, le président de la quatrième chambre, fils de chahid tombé à... Aïn Bessem et Abdenour Amrani qui a exercé sans repos de 1993 à 2000 au tribunal.
Un tribunal du XXIe siècle qui n'a rien à voir avec les bâtisses carrées aménagées à la hâte juste pour jeter de la poudre aux yeux et non pas éblouir les amateurs de la justice, mais les aveugler. La visite des lieux a permis au ministre et au wali de faire le point, le wali dont il faut souligner le sérieux dans le suivi des chantiers de toute la wilaya, une wilaya où la jeunesse est quasi présente H24.
Devant le guichet unique, Tayeb Louh, qui était accompagné de son staff au complet, Salim Ladaouari, Abdelha Akka, Mokhtar Felioune, Boudjemaâ Aït Aoudia, Hachemi Benmachem, Mokhtar Aissi, Ouardia Naït Kaci, la présidente, Mohammed Zouggar, le dynamique procureur général et la bâtonnière Ouafia Sidhoum, ravie comme jamais de cette visite de Louh qu'elle estime grandement. A signaler de suite l'impeccable service d'ordre des trois corps mobilisés comme à chaque occasion à caractère de développement.
L'accueil a été sincère, chaleureux et réconfortant surtout que le ministre de la Justice a vite fait de prendre en main une assistance où les jeunes magistrats étaient nombreux et heureux. L'un d'eux, avec sa deuxième année d'exercice a dit au ministre sa joie de travailler et qu'il découvrait chaque jour de belles choses qu'il n'a jamais étudiées sur le terrain. Et Louh d'y aller avec un millionième conseil: «Un magistrat n'est pas un fonctionnaire, vous avez une tâche qui va avec la stabilité du pays qu'on ne peut s'amuser à détruire. Faites votre travail avec la réserve nécessaire et la rigueur exigée en ayant les yeux sur le dossier et votre conscience en éternelle station debout.» Les gentils mots à l'intention des juges debout a mis du baume au coeur des anciens à qui Louh a rendu un vibrant hommage pour avoir bossé durant les années de feu.
Ouardia Nait Kaci, la présidente de la cour souhaite la bienvenue au ministre qui prendra la parole pour dire sa vive satisfaction de visiter cette belle contrée du Djurdjura où des milliers et milliers d'Algériens sont tombés de 1954 à 1962 et de 1992 à 2000.
Avant d'entrer de plain-pied dans son domaine favori, en l'occurrence les réformes profondes de la justice, Louh s'est adressé aux dizaines de magistrats de la cour de Bouira dont le nouveau siège va être inauguré fin octobre-début novembre 2016, peut-être même le 1er.
Il s'est adressé à l'assistance parmi lesquels des élus de l'APW et des membres du Conseil de l'ordre conduits par la bâtonnière Ouafia Sidhoum avec la ferme conviction d'insister sur les métamorphoses de l'autorité judiciaire jusqu'à ses racines en passant par le respect de la loi par tous et en tous lieux, par la garantie des droits des citoyens appelés à obéir aux lois en vigueur en ne perdant pas de vue que la justice doit être lourde, lente pour ne pas se tromper, surtout avec l'appel et la cassation:
«Je ne dis pas cela en l'air pour plaire à quiconque surtout que le magistrat sait que la stabilité du pays passe par une justice sereine partout jusqu'au coin le plus reculé du pays.» Le respect et la crédibilité seuls imposent à la marche de la justice la volonté d'aller au bout des réformes profondes», a articulé Louh. Il s'attardera sur les nouveautés introduites par la Constitution en vue d'arriver à édifier un Etat de droit solide, imposant et intouchable.
Tayeb Louh insiste longuement autour du programme du président de la République qui a fait de la justice la priorité des priorités: «C'est tout dire!», martèle l'orateur qui revient sur les efforts déployés par l'autorité judiciaire avec des juges qui se doivent d'être irréprochables sur tous les plans: il s'agit des libertés des gens et de l'honneur des familles avec pour principal souci de veiller à donner à celui qui mérite ce qu'il réclame. Le citoyen a l'ultime branche à laquelle il s'accroche», souligne le ministre qui s'accroche à la culture du droit tous les jours qu'Allah crée en soulignant que l'autorité judiciaire sait ce que signifie le mot justice. Il fustige ceux qui, sur les plateaux TV vont à l'encontre des idéaux de la réforme que ces gens-là ignorent en ne suivant pas les résultats des réformes profondes. «Notre peuple voue un profond respect à la justice, car il sait que si dans un domaine donné il est écrasé, il s'adressera à la justice sans crainte ni peur, ni ni ni...» Louh se veut être clair: «Si la justice fait l'école buissonnière, c'est la débandade!».
Place à La Majesté de l'autorité judiciaire la médiation a permis à Louh d'évoquer les facilités aux magistrats qui devraient avoir une salle d'audience à part en vue d'obtenir de brillants résultats sur le plan du «comment rendre justice et redorer le blason de la justice et surtout le poids d'une justice sereine qui ne craint personne. Ici, le ministre fait référence aux rassemblements d'avocats et les audiences en vue de faire pression sur le juge. «Non, rien de tout cela, le magistrat a un dossier clair et sa conscience même si, souvent, on entend à à droite et gauche des propos émanant de qui ne savent même pas expliquer le rôle du procureur ou du juge du siège!» a souligné lentement l'orateur qui encore une fois a insisté sur le caractère sacré de la justice aux yeux du justiciable qui a une confiance aveugle en sa justice et ce, sans ambages!
Il effectua un come-back sur les années 1990. Toutes les institutions avaient baissé rideau sauf deux: celle de l'APN et celle de la magistrature qui a fait toutes ses audiences sans exception et sans faute aucune!
Passant aux critiques de décisions judiciaires, Louh regrette que c'est là une manière inacceptable: «Le seul moyen de critiquer, c'est d'interjeter appel à un niveau supérieur, faire cassation et le pourvoi est un excellent moyen» précise le ministre qui réaffirme que le sort du pays est lié à sa justice.
«J'attire encore une fois l'attention de ceux qui pourraient être tentés de critiquer pour des mots, des images ou des caricatures de critiquer un verdict qu'ils risquent les foudres de la loi...», dit-il.
Le Conseil national des droits de l'homme a un rôle à jouer dans le respect de la loi.
Le tribunal criminel va aussi connaître une réforme. «Nous sommes en train de préparer un texte solide.» Il en sera ainsi pour toutes les autres réformes nécessaires.
L'ADN aussi est en voie de préparation au vu de la loi avec une large base de données à protéger.
Le ministre a achevé son discours avec la certitude que sa doctrine qui est celle de répéter les principes passe pour être un pilier solide aussi solide que Dame justice.


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