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L'«antidote» est loin d'être trouvé
GRÈVE DANS LE SECTEUR DE LA SANTE
Publié dans L'Expression le 19 - 03 - 2011

Le bilan d'une semaine noire pour les blouses blanches est donc facile à faire. La contagion a atteint tous les secteurs.
Ce n'est pas un scoop que d'informer le lecteur par le titre «La santé algérienne est très malade.» alors que la contestation ne cesse de grandir au niveau de ce secteur et que ce mal risque de perdurer. Le ministre de la Santé et celui de l'Enseignement supérieur se refilent la patate chaude. En effet, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, a «dropé» le problème à son collègue Rachid Harraoubia, ministre de l'Enseignement supérieur. «Je promets de prendre en charge certaines revendications professionnelles comme la prime de garde et la prime de contagion. Quant aux revendications pédagogiques, elles ne dépendent pas de moi, c'est au ministre de l'Enseignement supérieur de trouver une solution», a déclaré Djamel Ould Abbès, en marge du 2e Salon international du médicament générique à la Safex. Cette promesse du ministre n'a rien changé à la donne puisque les résidents et les internes en médecine ont conclu mercredi, leurs deux jours de grève. Néanmoins, ils promettent de remettre ça dès lundi prochain et ce, jusqu'à mercredi. «Pour le bien de nos patients, on a décidé de suspendre notre mouvement de grève jusqu'à lundi prochain», affirme un résident contacté par téléphone. Toutefois, il ajoute que «le mouvement est déterminé à aller jusqu'au bout. Nous ne reculerons devant rien tant que notre tutelle ne prend pas en considération le fond du problème». Car il estime qu'ils n'ont pas encore eu d'écho favorable. Les résidents rappellent par ailleurs, qu'ils n'ont pas failli à leur devoir d'assurer le service minimum. «Nous ne sommes pas inconscients nous pensons d'abord au bien de nos patients, c'est pour cela qu'on leur assure un service minimum. Mais il faut qu'ils comprennent que nos revendications sont légitimes, c'est également pour pouvoir mieux les prendre en charge qu'on fait ça», insiste le Dr Noui, résident en pédiatrie exerçant à l'hôpital Nfisa-Hamoud d'Hussein Dey (ex-Parnet). Même son de cloche chez les étudiants en chirurgie dentaire. «L'assemblée générale de la Coordination nationale des étudiants en chirurgie dentaire, a décidé de renouveler sa grève pour une deuxième semaine reconductible», indique l'un de ces porte-parole, Fayçal Oulebsir. Ce dernier précise que la coordination a programmé pour lundi prochain un autre sit-in au CHU Mustapha-Pacha d'Alger. «On a également rejoint nos aînés, les résidents, pour les soutenir dans leur mouvement qui est complementaire du nôtre», assure-t-il. Pour ce qui est de la prise en charge de leurs doléances «rien de concret n'a été proposé pour le moment». «On a été reçus par le Doyen, mais rien, vraiment rien de positif n'est sorti de cette rencontre», s'alarme le Dr Oulebsir. Il s'interroge aussi sur ce manque de réaction de leurs responsables. «A qui profite le pourrissement de la situation? Une semaine de grève sans qu'aucune issue favorable ne soit trouvée!» Le département de pharmacie n'est pas en reste de cette «pandémie» de contestation qui touche les sciences médicales. Bien au contraire, c'est de là-bas que les premières poches de contestation sont apparues à la fin du mois de février. Ne voyant rien de concret être proposé depuis presqu'un mois, les futurs pharmaciens ont décidé de passer à une étape supérieure dans leurs contestations. Ils ont en effet, improvisé, jeudi, un imposant sit-in de plusieurs centaines d'étudiants devant la présidence. Comme c'est devenu une coutume à chaque rassemblement des praticiens de la santé, ils étaient tous vêtus de leur blouse blanche et scandaient des slogans tels que «docteur en pharmacie, 16e catégorie». Ce sit-in semble avoir fait de l'effet, puisque plusieurs délégués présents de différents départements ont été reçus à la présidence. D'après un étudiant que nous avons rencontré sur place «la réunion à la présidence a été un succès total. Nos interlocuteurs nous ont rassurés quant à la prise en charge rapide de nos doléances», nous ont-ils avoué. Toutefois, il précisent qu'ils poursuivront leur mouvement de grève jusqu'à publication dans le Journal officiel du décret qui prend en compte toutes leurs revendications. Ils s'indignent également de l'attitude inadmissible de leurs tutelle. Cette dernière ayant décidé de repousser jusqu'au 30 avril toute possibilité de réponse à leurs doléances. «Un mois de grève ça n'a l'air de déranger personne», peste un autre étudiant en pharmacie. Comme ses camarades médecins et dentistes, il s'interroge sur l'issue de cette grève. «On a raté presque tout un semestre, on n'a pas passé nos examens. Qu'attendent-ils pour trouver une solution qui nous satisfera tous?» «Le spectre de l'année blanche nous hante», s'inquiète pour sa part Célia, étudiante en première année pharmacie. Néanmoins, Celia félicite ses camarades de la solidarité et de l'union dont ils font preuve jusqu'à maintenant afin dit-elle de «rendre la pharmacie aux pharmaciens». Le bilan de cette semaine noire pour les blouses blanches est donc facile à faire. La contagion a atteint tous les secteurs, et l'«antidote» est loin d'être trouvé.

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