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Il déclare qu'une information officielle n'est pas parvenue à son niveau Le P-dg de la Snta maintient le flou sur l'affaire du rachat des actions de la Staem
La cérémonie de célébration du cinquantenaire de la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), lancée exactement en novembre 1963, organisée hier au tour d'un dîner-gala à l'hôtel El-Djazaïr, s'est présentée comme une occasion inouïe pour les journalistes d'aborder enfin le premier responsable de la société concernant le dossier, si c'en est un, du rachat annoncé par la maison mère Philip Morris de "49%" des parts (51%) de la Société des tabacs algéro-émiratie (Staem), partenaire de la Snta (49%). Dans ce cas, Philips Morris détiendrait 25% des actions globales de l'entreprise et la Staem 26%, alors que la Snta garderait toujours ses 49%. Sur cette question, semble-t-il, "fâcheuse", Ahmed Madjour, P-dg de la Snta, s'est montré néanmoins très vague, se contentant de dire qu'il aurait appris cette information sur le site de la compagnie américaine et par le biais de la presse, au même titre que le commun des mortels. "Pour l'instant, aucune information officielle n'est parvenue à notre niveau. Nous avons lu cette information sur le site Internet de Philip Morris, avant d'être reprise par les journaux. Donc, tant que nous n'avons rien reçu officiellement, je ne peux pas me prononcer sur ce sujet", a-t-il déclaré, avant de mettre en avant le refrain en vogue, adopté ces derniers temps par nombre de responsables algériens, "d'exercer le droit de préemption dans le cas où cette information sévèrerait vraie". Ainsi, le P-dg n'a pu ni infirmer ni confirmer cette information. Pendant ce temps, un cadre de la Snta que nous avons approché s'est référé à l'adage disant qu'"il ne peut y avoir du fumée sans feu", une manière de reconnaître qu'un flou total entoure encore cette affaire. Pour rappel, l'américain Philip Morris avait diffusé sur son site, au début du mois d'octobre dernier, l'information faisant état de son acquisition d'une participation dans la Société des tabacs algéro-émiratie pour quelque 625 millions de dollars, contre le rachat de 49% des 51% des parts du partenaire émirati de la Snta. Mais depuis, aucun détail n'a filtré ni de la part du géant américain ni de de celle de l'opérateur émirati. Et désormais, le premier responsable de la Snta ne fait que maintenir le flou qui entoure cette affaire... En attendant les tenants et aboutissants de ce processus qui ne fait que commencer, le P-dg de la Snta préfère à présent étaler le plan de développement de l'entreprise à lancer à partir de l'année prochaine. À travers ce plan de développement, doté d'une enveloppe d'investissement de 6,7 milliards de dinars, la Snta vise à se redéployer au niveau national. L'objectif essentiel de ce redéploiement, explique le premier responsable de la Snta, est de délocaliser à terme certaines usines installées en plein centres urbains, à l'instar de celle de Bab El-Oued, ou encore de celles d'Oran et de Mostaganem, pour les regrouper dans le complexe industriel en cours de réalisation dans la région de Sig. F A Nom Adresse email