Le processus de mise en œuvre de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali a franchi une nouvelle étape, après la levée du blocus sur la concrétisation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), devant permettre le rassemblement des ex-rebelles dans les sites de cantonnement et le lancement de patrouilles mixtes, sous la coordination onusienne. "La levée de ce blocus a pavé la voie aux combattants de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) afin qu'ils rejoignent le site de regroupement à Gao pour le démarrage des patrouilles mixtes tant attendues par les populations", a indiqué la Mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali (Minusma) dans un communiqué. Ce regroupement des membres de la CMA (ex-rébellion) était attendu depuis le 12 décembre 2016, selon le même communiqué, s'était déjà fait avant cette date, que "le début de ces patrouilles attendues par les populations leur donnera un ‘ouf' de soulagement, mais aussi un espoir pour la suite. Le démarrage va également lancer un message fort à la communauté internationale disant que le Mali est prêt pour la paix", a affirmé le commandant par intérim de la Force de la Minusma, le général Kane Amadou, lit-on dans le même texte qui souligne que ces "patrouilles mixtes ont pour mission de contribuer à la sécurisation des régions du nord du Mali, particulièrement pour prévenir/réduire tout vide sécuritaire avant, pendant et après le processus de cantonnement, intégration et DDR". Le retard pris dans le lancement de ces patrouilles a encouragé le retour des terroristes dans le nord du Mali. Ces derniers avaient profité de flottement pour réoccuper le terrain et recruter de nouveaux candidats au terrorisme, notamment dans la frange des jeunes et au sein des populations qui se disaient être déçues par les promesses d'une paix durable et d'un retour à la stabilité et au développement dans le nord du Mali. À noter, par ailleurs, que "l'étape suivante sera l'installation des unités du MOC dans les régions de Kidal et de Tombouctou", a révélé Samba Tall, directeur de la section Réforme du secteur sécurité et DDR de la Minusma, a conclu le communiqué. Lyès Menacer