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7e art : de la grandeur à la décrépitude
"Sauvons nos salles de cinéma, acte II", de Nourreddine Louhal
Publié dans Liberté le 18 - 12 - 2019

Cet ouvrage, réédité dernièrement aux éditions Aframed, se veut une longue et riche enquête, "un livre-mémoire et témoin", qui passe en revue plus de 50 ans de passion cinéphile, d'émerveillement pour le jeune Louhal et toute une génération d'Algériens.
"Au lendemain des jours de liesse d'une liberté reconquise, l'Algérie recensait 432 salles de cinéma, dont 50 à Alger et 35 à Oran, où s'écoulait de leurs guichets de caisses, une trentaine de millions de tickets pour neuf millions d'habitués", c'est à partir de ce constat amer, qui en dit long sur la décrépitude de la vie culturelle en Algérie depuis l'indépendance, qu'on entame cette réédition du livre du confrère Nourreddine Louhal.
Sauvons nos salles de cinéma, acte II, se veut une longue et riche enquête, "un livre-mémoire et témoin", qui passe en revue plus de 50 ans de passion cinéphile, d'émerveillement pour le jeune Louhal et tout une génération d'Algériens, pour lesquels les sorties "au cinoche", étaient un évènement en soi.
Réédité récemment aux éditions Aframed, le livre est paru une première fois en 2013 à l'occasion de la tenue de la 13e édition du Festival culturel national du film amazigh où il a avait été distribué gratuitement. Augmenté de plusieurs chapitres, archives et notes, l'ouvrage est d'abord l'expression de la désolation de l'auteur de voir les temples du septième art, d'Alger et d'ailleurs, "baisser rideau".
Du Rex au Majestic, en passant par le Ritz ou encore le Lynx à Bab El-Oued, ces anciens lieux qui éclairaient un tant soit peu la vie culturelle des Algériens sont évoqués avec regret par Louhal, qui ne manque pas toutefois de faire revivre au lecteur leur années fastes. Et c'est à Alger, entre autres El-Biar, Bab El-Oued, Belcourt, ou Hussein Dey qu'il fait l'inventaire de ces lieux "fermés par la bêtise humaine".
Trempée dans la nostalgie, la plume du journaliste fait un détour par l'enfance et ses premiers "émois" cinématographiques, lui l'enfant de La Casbah. Tour à tour, l'auteur épluche les raisons de l'abandon des salles obscures, et en premier lieu, le doigt est pointé en direction des pouvoirs publics, qu'il compare "aux forces de l'obscurantisme", de par la mauvaise gestion, ou carrément le manque de considération à l'endroit de la culture.
Ainsi, "les élus municipaux lorgnaient du côté de l'inespérée manne qu'il y avait à gagner au titre de la rente fiscale prélevée de la vente de tickets d'entrée". Mais, ils s'aperçurent que la gestion des salles "n'engendrait que des débours des frais divers de gestion que la mairie n'avait pas (…) et ce qui devait arriver arriva".
Autre coup de grâce, la décision d'octroyer, en 1983 la gérance des salles à "d'obscurs repreneurs", au lieu "de gens du septième art et aux intermittents du spectacle", accuse Louhal. C'est à croire que tout était fait pour appauvrir au maximum l'apport du cinéma à la société et au citoyen, avant l'apparition des DVD et du numérique, qui finirent par mettre le coup de grâce aux quelques salles qui résistaient encore.
À côté de cet inventaire peu reluisant, l'auteur nous convie à une promenade cinéphile à partir de La Casbah, son quartier d'enfance, retraçant le passé de chaque salle, les propriétaires, les films qui étaient projetés, et bien sûr, leur état actuel, à l'image de la salle "Atlas", (ex-Majestic), qui a perdu de son charme d'antan. Oran, Tizi Ouzou, Sétif, ou encore Tébessa sont également au cœur de cet ouvrage qui se veut un hommage mais aussi un constat amer à la place réservée au cinéma et à la culture en général.

Yasmine Azzouz
Sauvons nos salles de cinéma, acte II, de Nourreddine Louhal,
éditions Aframed, 287 pages. 2019, 900 DA.


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