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Rupture, ou simple vernissage du champ économique ?
PLAN NATIONAL DE RELANCE ECONOMIQUE ET SOCIALE
Publié dans El Watan le 21 - 09 - 2020

Voilà bien des décennies que le pays est toujours à la recherche de la solution miracle pour se détacher de la rente pétrolière et relancer efficacement et durablement son économie. Une rengaine, bien lassante, à laquelle notre économie semble être fatalement condamnée.
Des conférences, des sommets, des réunions, des rencontres de haut niveau, des mesures, des initiatives qui se prennent et se multiplient, tous azimuts, des décennies durant, sans pour autant parvenir à faire changer les choses d'un iota. Pis, le dirigisme dominant, basé sur l'intérêt financier à court terme, et qui s'est avéré viscéralement prédateur et destructeur, a prouvé toutes ses limites.
Aujourd'hui encore, profondément secoué par la chute des cours pétroliers − les hydrocarbures représentent 95 % des exportations et assurent 60 % du budget de l'Etat ainsi que par l'impact et ses prolongements, à moyen et long terme, de la pandémie Covid-19, le gouvernent voyant ses marges de manœuvre se contracter, chaque jour un peu plus, aspire apporter des réponses politiques viables pour rouvrir, en toute sécurité, l'économie, accélérer la croissance, trouver les moyens de sauver ce qui peut l'être et de faire face aux dépenses sociales, en hausse continue.
Surtout que le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit déjà une forte récession, pouvant s'établir à – 5 % ou – 6 % pour 2020, soit l'une des pires de toute la région. A son mode de gouvernance des plus ravageurs, il a conduit le pays à la pire crise qu'il n'a jamais connue, parce que globale, elle est cette fois ci ; aucun secteur de la vie économique et sociale n'y ayant échappé, le gouvernement veut substituer une économie rentière archaïque et boiteuse par une économie fondée sur la liberté d'initiative, l'innovation et la création humaine et de richesses.
C'était d'ailleurs le leitmotiv de la conférence nationale dédiée au plan de relance économique et sociale, ayant rassemblé, il y a un mois, les membres du gouvernement, à leur tête, le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad, les opérateurs économiques des secteurs public et privé, les représentants d'institutions et administrations, syndicats, du patronat, ainsi que des experts économiques nationaux et étrangers.
Miser sur le capital humain et ses capacités d'innovation, c'est tout le choix mais aussi le nouvel étendard politique censés couper la route de toutes les médiocrités et les aberrations de la politique politicienne, laquelle, faute de vision claire, se limitait toujours à de vaines manœuvres et combinaisons financières qui, au final, servaient beaucoup plus de prétexte aux dépassements et écarts, les plus fous, que l'on connaît et qui font, justement, l'actualité judiciaire nationale. «Il serait de nos jours une escroquerie intellectuelle de parler de relance ou de croissance dans une économie, complètement désindustrialisée, une économie qui a connu le monopole et qui a orienté son marché vers l'intérieur, une économie où l'industrie ne contribue qu à hauteur de 10 % dans les recettes du pays», résumait si bien le Pr Youssef Benabdallah (Université d'Alger), en mars 2017, lors d'un colloque international, tenu à Annaba, dédié à la problématique révision de l'Accord d'Association Algérie UE.
Le temps finirait-il par lui donner raison ? A moins que les recommandations gouvernementales, version août 2020, visant à aider l'Algérie à se défaire, une bonne fois pour toute, de son statut de pays mono-exportateur à travers la relance de l'activité industrielle, notamment les filières de la transformation, des énergies renouvelables, l'économie de savoir, l'encouragement des micro-entreprises et l'optimisation de l'exploitation des ressources minières, puissent être matérialisées sur le terrain.
Par Naima Benouaret


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