La commune de Beni Amrane compte au moins 336 fosses septiques, selon un responsable de la direction de l'hydraulique. Ces points, sources de pollution, sont une sérieuse menace pour l'environnement et la santé des riverains de par les risques de contamination qu'ils constituent pour les fontaines et les cours d'eau dont font usage à ce jour des milliers de citoyens de la région. La plupart de ces fosses septiques ont été recensées au niveau des villages surplombant les hauteurs de la ville, tels que Debagha, Toulmout, Ouled Sidi Saïd, El Azla, Talmat, Ouled Bourdjouane, etc. Les eaux usées qui coulent dans la nature, et parfois non loin des habitations, finissent toujours dans l'oued des Issers. Un important fleuve qui compte plusieurs forages d'eaux alimentant des centaines de foyers des communes avoisinantes. Un élu local souligne que «les budgets alloués par l'administration centrale pour la municipalité ne permettent pas de résoudre ce problème dans les meilleurs délais». Le gros de l'enveloppe (20 millions de DA), affecté cette année à la commune dans le cadre du PCD, a été consacré pour l'aménagement des routes. R. K.
Urbanisation effrénée
L'association Oasis de la cité Kanaghaz, sise au chef-lieu de wilaya, s'oppose énergiquement à la réalisation d'un immeuble sur une parcelle de terrain destinée à l'aménagement d'un espace vert. L'association justifie sa position par la densité démographique de la cité et la nécessité d'ériger sur ce terrain un espace vert et une aire de jeu dont les habitants, notamment les enfants, ont grandement besoin. Cette cité, qui compte une vingtaine de blocs d'habitations de plusieurs étages, est dépourvue de toute commodité à même de permettre aux résidants d'y mener une vie décente. Les ruelles du quartier sont dans état déplorable. Le projet d'aménagement promis par la direction de l'urbanisme tarde à voir le jour. Les résidants indiquent avoir saisi par écrits les autorités locales en sollicitant l'aménagement d'un espace vert sur ce site. Ils s'engagent même à y participer et assurer son entretien, pourvu qu'il ne soit pas bétonné, comme cela a été le cas pour certains terrains de la commune. Lydia Ibaouni Naciria : salle de sport désaffectée
Les athlètes de la localité de Boumraou, dans la commune de Naciria, s'inquiètent sur leur avenir en matière de sport. Selon eux, le P/APC aurait signé récemment une décision portant la réservation de la salle de sport du village pour l'organisation de fêtes de mariages et autres spectacles durant la saison estivale. Mais des sportifs du village clament qu'ils s'opposent à cette décision. «Nous refusons cette décision qui risque de priver les jeunes athlètes de pratiquer leur sport favori. En dehors de cette salle appartenant aux services des domaines, les sportifs de la localité n'ont pas d'autre endroit où s'entraîner et organiser, comme d'habitude, des tournois et autres activités sportives qui prémunissent les jeunes des fléaux sociaux», avoue Karim Yassa, un responsable d'une association sportive. «Nous avons déposé plainte contre le P/APC, tout en adressant une correspondance au wali pour qu'il intervienne et annule la décision du maire, que nous qualifions d'antiréglementaire», dira notre interlocuteur. Selon lui, la région compte près de 220 athlètes de différentes disciplines. En plus de la décision de l'APC, un autre jeune athlète précise que la colère des sportifs est exacerbée aussi par le squat de la maison de jeunes du village par une famille, privant ainsi la frange juvénile d'y organiser des activités culturelles ou sportives. Z. Youcef