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Une filière en voie de disparition
Production de tomate en Algérie
Publié dans La Tribune le 18 - 08 - 2008

Longtemps connue pour être une grande importatrice de la tomate, notamment en conserve, l'Algérie a toujours payé ce choix (l'importation) par des factures très salées. En effet, la valeur des factures de l'importation dans les années 90 a atteint plus de 100 millions de dollars.
Le recours à l'importation est motivé selon les spécialistes par le niveau faible de la production nationale qui est de l'ordre de 10 000 tonnes, alors qu'il était, il y a seulement quelques années, de 80 000 tonnes. Quant aux besoins nationaux, la demande ne cesse d'augmenter en ce sens qu'actuellement les pouvoirs publics l'ont estimée à 70 000 tonnes, alors que, durant les années 90, elle ne dépassait pas 30 000 tonnes par an.
Malheureusement, ces chiffres montrent à eux seuls le malaise que connaît cette filière, et par ricochet l'incapacité de satisfaire la demande nationale, bien que notre pays possède plusieurs régions pouvant produire des quantités énormes de tomate et de qualité ! Aujourd'hui, la faiblesse, pour ne pas dire l'inexistence de production, met l'Algérie au bas du tableau des pays producteurs de la tomate, particulièrement dans le pourtour méditerranéen. Cette situation a préoccupé, ces derniers temps, les pouvoirs publics. En effet, les services du ministère de l'Agriculture ont élaboré une panoplie de solutions pour ranimer cette filière. «A l'origine de la baisse se trouvent la fermeture des unités de transformation, la diminution des prix à la production passant de 7 à 5 DA/kg, en 2005 et en 2006, la concurrence provoquée par les produits importés, soit un volume de 20 334 tonnes pour le double concentré et de 19 623 tonnes pour le triple concentré, enregistré durant les deux dernières années, le retard important de paiement des agriculteurs par les transformateurs sur plusieurs années ainsi que les ressources hydriques insuffisantes pour l'irrigation», a expliqué récemment M. Amar Assabah, directeur de la vulgarisation et de la production agricole auprès du ministère. Pour y faire face, le ministère de l'Agriculture a mis en œuvre un plan de soutien financier. Ce dernier, selon certains responsables du secteur, devrait permettre à la filière la «poursuite de toutes ses activités». Ce soutien porte sur l'investissement et l'octroi de primes à la production. Il se traduit par l'acquisition de matériel agricole et d'équipement d'irrigation, la bonification du taux d'intérêt pour l'acquisition de matériels agricoles, l'amélioration de la productivité avec des primes pour la production de 1,5 DA/kg et de 1 DA/au kg pour la transformation. «Avec cette batterie de mesures, le volume de la production devrait connaître une augmentation conséquente», a précisé un responsable de ce ministère.
Selon la même source, les services du département de Rachid Benaïssa s'attendent actuellement à ce que la production de tomates en conserve atteigne près de 30 mille tonnes, soit 50% du volume des besoins du pays. Par ailleurs, le président de la chambre agricole de la wilaya de Taref, reconnue pour sa production de tomate et ses usines de transformation, M. Ali Gouacem, la solution demeure dans la relance du Conseil national interprofessionnel, dont l'une des missions est la mise en place d'un plan visant à «faire face à l'importation de la tomate et la réhabilitation du facteur de transformation», ainsi que «prévoir une prochaine exportation du surplus de production».
Lorsque la solution est de réduire la surface de production…
Le malaise que connaît cette filière ne laisse pas indifférents les professionnels et certains producteurs. Ces derniers sont à maintes reprises montés au créneau. Ils estiment, en effet, que «les transformateurs accaparent la production sur pied mais rechignent à payer». Pis, certains agriculteurs n'arrivent plus à récupérer l'argent investi.
Résultats : bon nombre de fellahs sont contraints soit d'abandonner la culture de la tomate, soit de réduire les superficies exploitées. Plusieurs régions du pays, connues pour s'être spécialisées dans la production de la tomate, ont toutes revu à la baisse le niveau de la production. A titre indicatif, les wilayas de l'Est étaient la locomotive de la grande aventure de l'industrie agroalimentaire en Algérie ; elles ont véritablement réduit leurs surfaces de production. Ces régions qui disposaient d'une superficie agricole utile (SAU) de plus de 60 % de la SAU nationale, et connue pour sa production de tomates destinées à la transformation industrielle, ont vu la disparition de 19 unités de transformation sur les 30 qui existaient. Comme dommages collatéraux, des centaines de milliers d'emplois créés commencent au fil du temps à être supprimés. En chiffres, 100 000 emplois, directs et indirects supprimés. «Le plus inquiétant est la déperdition des terres agricoles. Il s'agit de 30 000 hectares constitués des meilleures plaines et utilisés par la filière de la tomate industrielle», a précisé un ex-responsable au département de l'agriculture.
Produire pour éviter l'importation
Au niveau du Parlement, la production de la tomate demeure l'une des préoccupations majeures. En effet, selon l'ancien président de la commission agricole de la chambre basse, M. Boudache, a fait savoir que la production de la tomate doit être encouragée et soutenue dans ses différents aspects. «On a les moyens, naturels et humains de produire la tomate et, à chaque fois, on fait recours à l'importation», a-t-il indiqué d'emblée. La même source, pour qui l'importation porte préjudice à l'économie nationale, souligne la nécessite de gros moyens financiers pour satisfaire la demande de plus en plus croissante. « Il faut faire confiance aux agriculteurs et au ministère. Il existe une réelle volonté de la part des pouvoirs publics, notamment depuis l'arrivée de Rachid Benaïssa à la tête du département, de booster cette filière», ajoute-t-il. «C'est tout le monde qui est concerné. De l'agriculteur au transformateur, les facilités, notamment fiscales et parafiscales, doivent être offertes par la tutelle», souligne M. Boudache. «Lorsqu'on investit dans ces secteurs au lieu d'importer, on éternise notre production. On apprendra, dans ce cas, aux gens et aux fellahs comment produire la tomate pour ne pas toujours dépendre des autres pays», conclut-il.
S. B.


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