Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a déclaré que le groupe basque armé ETA, qui avait annoncé lundi un cessez-le-feu «permanent», doit prendre des mesures «beaucoup plus convaincantes et définitives», et a averti qu'il n'acceptera «aucune tromperie». Cette annonce est «insuffisante» car «seul vaut la fin définitive de la bande terroriste» et ce sera «un processus dur, coûteux, difficile», a poursuivi M. Zapatero, ajoutant que «pour ces raisons, la politique antiterroriste du gouvernement espagnol sera maintenue», ce qui signifie que «les arrestations et la poursuite de ceux qui ne respectent pas la loi continueront». A la suite de la publication du communiqué de l'ETA, «il n'y aura aucune sorte de dialogue» entre le gouvernement et le groupe armé, a-t-il dit. Il a par ailleurs affirmé que son gouvernement n'accepterait «aucune condition politique qui puisse servir les objectifs de la bande terroriste». L'ETA, qui n'a pas commis d'attentat depuis 17 mois, a annoncé lundi un cessez-le-feu «permanent qui peut être vérifié par la communauté internationale», comme l'avait réclamé sa vitrine politique, le parti Batasuna, interdit depuis 2003 par la justice espagnole pour ses liens avec le groupe armé clandestin.