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Amara
L'origine des prénoms employés en Algérie
Publié dans Liberté le 26 - 07 - 2018

Amara est un prénom issu d'un verbe arabe ‘amara "fréquenter, habiter un endroit, entretenir une culture, remplir et, par extension, édifier, prospérer, être conservé, vivre". Ce prénom est surtout utilisé en Kabylie. Parmi les Amara connus, il y a Amara Ben Mohammed Oudjouadi, un homme de 18 ans qui, révolté par les exactions de l'invasion française, prit le maquis, à la fin du 19e siècle. La Kabylie, théâtre des opérations de Amara, était conquise depuis plusieurs années : conquise mais pas domptée puisque, çà et là, il éclatait régulièrement des troubles qui faisaient régner l'insécurité. L'insurrection de 1870, menée par El-Mokrani, a été durement réprimée. Mais cet échec n'eut pas raison de l'esprit de résistance des populations, farouchement opposées à la domination de l'étranger. Des hommes vont même prendre le maquis et harceler, des années durant, les occupants. Amara tue, le 19 mai 1893, un notable du village d'Iguir Guedemimen : il se serait disputé avec lui et, le jeune homme étant armé d'un fusil, le coup est parti. Accident ? En fait Amara devait déclarer lors de son procès que l'homme était un usurier "qui prêtait de l'argent à gros intérêt". La population applaudit à ce meurtre, l'usure étant une pratique condamnée par la religion et la morale sociale. Quoi qu'il en soit, Amara, en tuant le notable, s'expose à des poursuites judiciaires, à une lourde condamnation même. Il prit donc le maquis et rejoignit la troupe de résistants d'Arezki El-Bachir, que la presse coloniale appelait brigands et criminels. Il gagna vite la confiance du chef et fut de toutes les opérations. Mais l'épopée allait bientôt prendre fin. Dénoncés par des indicateurs, on les localisa, lui et ses compagnons, dans le village d'Igoufaf. Pris les armes à la main, le jeune homme savait ce qu'il risquait. Enfermé dans une cellule à Azazga, il resta digne tout le temps que dura son arrestation. Son procès se déroula en décembre 1893. Mais à cause de sa jeunesse, de sa franchise aussi, le jury va lui accorder les circonstances atténuantes et il ne sera condamné qu'à dix années de travaux forcés... Arezki El-Bachir, lui, ne bénéficiera pas des mêmes circonstances : arrêté quelque temps après, il allait être condamné à mort...
M. A. Haddadou
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