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Oran : "Pas de dialogue avec el-îssaba"
Forte mobilisation dans la capitale de l'ouest
Publié dans Liberté le 27 - 07 - 2019

Le préalable pour un dialogue ? "Le départ des principaux symboles du pouvoir, la libération des détenus d'opinion, l'arrêt de la répression, l'ouverture des accès à Alger et des médias pour l'ensemble des sensibilités", ont souligné les Oranais.
Pour le 23e vendredi consécutif, les Oranais sont sortis pour "chasser el-îssaba" et ceux qu'ils considèrent comme ses figures emblématiques, en l'occurrence Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui, ainsi que Gaïd Salah, ces personnalités, toujours en poste et qui représentent le pouvoir en place. Les manifestants ont également rejeté le processus de dialogue engagé par la Commission nationale de dialogue et la Présidence. "Nous avons toujours dit qu'il n'y aura pas de négociations avec la bande. C'est le peuple qui décide, et le peuple a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y aura pas de dialogue avec ceux qui ont pillé l'Algérie", a affirmé un des animateurs du hirak à Oran.
Le préalable pour un dialogue ? "Le départ des principaux symboles du pouvoir, y compris Gaïd Salah, la libération des détenus d'opinion, l'arrêt de la répression, l'ouverture des accès à Alger et des médias pour l'ensemble des sensibilités." Ce que l'animateur déclarait, de nombreux manifestants le reprenaient en chœur pendant qu'ils parcouraient le traditionnel itinéraire de la marche (Place du 1er-Novembre-siège de la wilaya-Place du 1er-Novembre). "Makanch intikhabat mâa el-îssabat» (Pas d'élection avec la bande), "Dégage Bensalah, dégage Bedoui, dégage Gaïd", "Dawla madania machi âaskaria" (Pour un Etat civil et non militaire) sont quelques-uns des slogans qui ont, une nouvelle fois, retenti dans les principales avenues du centre-ville d'Oran. "Nous ne sommes pas contre le dialogue, bien au contraire, il n'y a pas d'autre voie pour sortir de la crise. Mais nous refusons de dialoguer avec el-îssaba", a indiqué un autre manifestant de la première heure. Les manifestants, dont certains ont ressorti le drapeau amazigh, s'en sont également pris aux médias audiovisuels qui "ont abandonné la révolution" et se "sont compromis avec le pouvoir". Deux télévisions privées, en particulier, ont été traitées de tous les noms pour être devenues le porte-voix du système au pouvoir. "Depuis quelques mois, ces médias accompagnent el-îssaba dans ses tentatives de tuer le mouvement en imposant ses propres voies de sortie de crise", s'est insurgé un manifestant pour lequel "ces télévisions doivent aussi dégager".
Les partis politiques au pouvoir n'ont pas été épargnés par les manifestants qui ont marqué, ce vendredi encore, une halte devant le siège de la mouhafadha d'Oran pour réitérer leur refus de voir un retour aux affaires d'un FLN devenu un symbole de corruption. "Klitou lebled ya serrakin", ont-ils encore scandé devant l'imposant bâtiment qui semble ne plus avoir ouvert ses portes depuis le 22 février. Au cours de leur marche, les Oranais ont également vilipendé le RND qu'ils ont invité à "dégager" au même titre que l'ensemble des formations qui ont prospéré à l'ombre de Bouteflika.
Les Oranais qui sont sortis ce 23e vendredi sous un soleil de plomb ont réaffirmé leur attachement à l'édification d'un Etat de droit sans el-îssaba et ses soutiens. Devant le siège de la wilaya, ils ont exprimé leur détermination à aller jusqu'au bout. "Samidoun" quelles que soient les conditions.
S. Ould Ali


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