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Lutte contre la pandémie de coronavirus : Pourquoi la wilaya de Saïda suscite tant la curiosité
Publié dans El Watan le 03 - 02 - 2021

La wilaya de Saïda affiche le plus faible nombre de cas de contamination à la Covid-19. Les dernières données livrées sur internet la classent dernière avec un total de 72 cas, l'avant-dernière étant Illizi qui en compte le double, bien que moins peuplée. Ce détonnant score sanitaire fait planer la suspicion sur sa réalité.
Cela n'est pas sans raison, sachant le blocus sur l'information imposé par les autorités locales sur l'état de la pandémie. Confronté au refus de la DSP de fournir quelque information, nous avons été tout autant pour nos frais en croyant obtenir un point de situation de la part du wali, le seul qui s'est jusque-là exprimé publiquement sur la question.
Force est, pour juger de la situation, de se référer à la dernière émission de la radio locale consacrée à la question, le canal privilégié pour les autorités de communiquer. Il a été rappelé le nombre de «plus de 80 cas» cité par le wali, une indication amoindrie par un représentant de la DSP qui a évoqué un tout aussi vague nombre d'une «soixantaine » de contaminés depuis le début de la pandémie.
Ces imprécisions et la frilosité à communiquer sont d'autant surprenantes que tout observateur ne peut manquer de constater que la situation semble tout à fait maîtrisée à Saïda par rapport au reste du pays. Pour cela, il suffit d'observer le comportement des gens : ici, dans la rue, on se salue par de franches poignées de main, et si affinités plus, par une double bise.
Les cafés sont ouverts et on s'attable à plusieurs sans distanciation physique aucune. Le port de la bavette est inexistant, sauf, quelque peu, au niveau du siège de la wilaya. «La quiétude règne. A Saïda, on se connaît presque tous et on sait s'il y a un voisin mort de la Covid-19 ou pas et si des décès par Covid ont eu lieu dans d'autres quartiers», affirme Boualem, un technicien de la santé à la retraite, mais toujours au fait des réalités à l'hôpital de la ville.
Le Dr Tabiti, médecin en cabinet, qui lui a été infecté en juillet, confirme : «A Saïda, la Covid a frappé en juillet/août, bien après le reste du pays, puis il y a eu une décrue. De très nombreux malades ou de cas suspects se sont adressés aux médecins privés. Ils ont été traités sur la base des symptômes et d'un scanner des poumons. C'est ce qui explique, faute de dépistage par test PCR, le faible nombre de cas recensés, ce qui n'a rien à voir avec la réalité épidémiologique.»
Un autre médecin, ayant longtemps exercé à El Bayadh, indique que la même situation a prévalu dans cette localité : «Dans cette région, ce qui a surtout sévi, après la flambée observée en juillet/août, c'est une forme légère de la Covid. Et dans la plupart des cas, on s'est traité avec un cocktail ne comprenant pas la chloroquine, elle est administrée seulement en milieu hospitalier. On a même pratiqué l'automédication ! Je suis certain que si on effectuait aujourd'hui des prélèvements pour des tests sérologiques sur un échantillon représentatif de la population afin déceler la présence d'anticorps à la Covid-19, on s'apercevrait que la population est devenue auto-immune, d'où le nombre très réduit de nouvelles contaminations, alors que plus aucune mesure de prévention n'est respectée par la population.»
Quelques confrères soutiennent que si ce n'est seulement qu'en été que la contamination a pris à Saïda, c'est à cause de l'habitude de ses habitants à la quitter à cette période pour les plaisirs de la mer : «La Covid s'est invitée également à l'occasion des noces pour ramener une mariée des villes du Nord ou d'y accompagner une autre. Vous savez, la wilaya de Saïda est peu attractive pour les gens d'ailleurs. On en sort plutôt qu'on y arrive de l'extérieur. D'ailleurs, c'est la dernière à avoir connu son premier cas de contamination, le 10 avril, soit 1 mois et demi après le premier cas en Algérie. Mais une fois que la pandémie y a sévi, et qu'on n'arrêtait pas d'accompagner des cercueils au cimetière, que la peur panique s'est installée, la population s'est alors protégée, se calfeutrant dans un strict respect des mesures de confinement, d'où la chute radicale du nombre de cas de contamination.»
Un autre collègue observe : «Il ne faut pas perdre de vue que dès le premier cas décelé, les autorités ont été très réactives. Des barrages fixes ont été établis sur tous les axes routiers reliant Saïda aux autres régions. Un personnel médical opérait avec eux, prenant la température de tous les passagers des véhicules. Et toute personne suspectée était aussitôt placée en quarantaine.»
Néanmoins, illustrant une situation qui n'est pas tout aussi enviable que le laissent penser les faits énumérés jusqu'ici, il est un fait révélateur. En effet, dans la matinée, une manifestation a eu lieu sur le campus en solidarité avec quatre étudiants refoulés des cours, parce que suspectés d'être contaminés par la Covid-19.
Ils devaient ramener la preuve qu'ils ne l'étaient pas. Pour leur part, ils protestaient parce qu'ils n'étaient pas en mesure de s'acquitter des frais d'analyse de laboratoire. Cet incident n'est-il pas la preuve évidente d'un manque de coordination entre les institutions publiques relativement à la gestion de la lutte contre la pandémie ?
Car, comment se fait-il que des étudiants désargentés soient livrés à eux mêmes et que l'on ne s'alarme pas qu'ils puissent, dans leurs pérégrinations, par devers eux, contaminer d'autres personnes ?
Comment alors que la wilaya de Saïda est l'une des rares à s'être dotée d'un laboratoire pour effectuer localement des tests PCR ? Aussi, la question se pose de savoir si réellement la situation est maîtrisée et si l'imposition d'un embargo sur l'information n'est pas l'expression de cet état de fait.
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