Près de 220 000 adhérents du Parti socialiste (PS) s'apprêtent à choisir leur candidat pour la présidentielle de 2007. Ils voteront le 16 novembre prochain pour départager Ségolène Royal, 53 ans, l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn, 57 ans et l'ex-Premier ministre Laurent Fabius, 60 ans. Selon les analystes, le principal enjeu est désormais de savoir si Ségolène Royal l'emportera dès le 1er tour avec plus de 50% des voix ou si un second tour, sans doute plus risqué pour elle, devra être organisé la semaine suivante. Les candidats, derrière leur pupitre, ne se sont presque jamais affrontés directement, répondant à tour de rôle à des questions de journalistes lors des débats télévisés ou à celles de militants. Ils ont toutefois marqué leurs divergences. Alors que Strauss-Kahn préfère défendre l'idée d'une nouvelle social-démocratie européenne, Ségolène Royal prône la démocratie participative. Fabius, chantre du non au référendum sur le traité européen, s'est positionné le plus à gauche, soutenant notamment une hausse générale des bas salaires. Largement en tête dans les sondages et guettée de toutes parts, Ségolène Royal avait le plus à perdre de ces confrontations face à deux poids lourds du PS, a priori plus aguerris. De son propre aveu, cette campagne interne a été «trop longue et éprouvante». Elle a notamment été sifflée par des militants lors d'un des débats et ses concurrents ont souligné ses points faibles, par exemple sur les dossiers internationaux comme le nucléaire iranien. Mais, malgré la pression, Mme Royal semble avoir sauvegardé ses chances. Selon un sondage publié jeudi dernier, 58% des militants préféreraient la voir désignée candidate du PS, contre 31% pour Dominique Strauss-Kahn et 9% pour Laurent Fabius.