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Toronto : L'Algérie veut un G8 plus engagé
Publié dans Le Financier le 26 - 06 - 2010

Pour l'Algérie et de la bouche même du ministre Délégué, chargé des Affaires maghrébines et africaines, le renforcement du partenariat entre l'Afrique et le G8 doit être de plus en plus concret pour obtenir des résultats en mesure de répondre mieux et réellement à l'attente africaine en matière de développement.
Toronto - Abdelkader DJEBBAR
Pour l'Algérie et de la bouche même du ministre Délégué, chargé des Affaires maghrébines et africaines, le renforcement du partenariat entre l'Afrique et le G8 doit être de plus en plus concret pour obtenir des résultats en mesure de répondre mieux et réellement à l'attente africaine en matière de développement.
Pour le Responsable algérien, il est à souhaiter que «le G8 s'engage davantage et qu'il accorde plus d'attention aux priorités de l'Afrique, en termes, entre autres, de Paix, de Sécurité, d'Infrastructures, d'Education et de Lutte contre les maladies». Sur l'ordre du jour du Sommet du G8 dans son segment «Afrique», le ministre a indiqué qu'il sera consacré à l'évaluation du partenariat entre le G8 et l'Afrique, qui a démarré en 2001. «Il y a des engagements pris, de part et d'autre, notamment par le G8 à travers ses différents Sommets.
C'était vendredi, à quelques jours de l'ouverture des travaux du Sommet à Huntsville. En après-midi, ce fut autour du Premier ministre canadien de revenir sur la même question en déclarant, entre autres, «nous devons donner suite à nos engagements». Et pour joindre le geste à la parole, au Premier ministre canadien de préciser que le Canada entend prêcher par l'exemple dans le dossier du financement des services de santé maternelle et infantile dans les pays en voie de développement.
À l'ouverture du Sommet du G8, le Premier ministre Stephen Harper a annoncé que le Canada contribuera en tout, pour trois milliards de dollars au cours des cinq prochaines années à cette cause. De cette somme, 1,1 milliard est de l'argent frais. M. Harper a ainsi mis de la pression sur les autres pays membres du G8 (Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Allemagne et Russie) pour qu'ils délient aussi les cordons de leurs bourses respectives bien que leurs situations financières fassent l'objet de plans marqués par une sérieuse austérité, qui soulève bien souvent la colère de leurs peuples contraints de se serrer de plus en plus la ceinture.
Stephen Harper a fait du financement des services de santé maternelle et infantile le projet phare du présent Sommet.
Devant ses homologues, M. Harper a soutenu que le G8 doit cesser de prendre des engagements qui demeurent sans lendemain. «Nous devons donner suite à nos initiatives et tenir nos engagements respectifs que nous avons pris. Car si le G8 ne s'attaque pas aux problèmes les plus difficiles du monde, personne d'autre ne le fera. (...)
Le monde attend de nous pas seulement des intentions, mais aussi des actes», a-t-il dit. Outre le financement des soins de santé maternelle et infantile, les Dirigeants du G8 devaient aborder la question de la Paix et la Sécurité dans le monde. Dès samedi, ce fut ensuite le tour du G20 de se mettre pour décortiquer la crise financière mondiale, notamment. Un point qui crée la scission entre Européens et Américains, ces derniers allant jusqu'à demander aux autres de ne pas étouffer la reprise économique mondiale avec les mesures de réductions budgétaires. Pour le Canada, des «nuances» séparent désormais les différents partenaires du G20.
Divergences
ou nuances
Si les positions différentes des États-Unis et de l'Europe ont fait couler beaucoup d'encre jusqu'à présent, les Représentants canadiens mettent l'accent sur ce qui unit les leaders des pays les plus développés. «Les différences ne sont pas marquées, a confié le Chef de mission canadien, Leonard Edwards. Ce sont des différences de nuance. Et on doit trouver une balance fine entre le besoin de stimuler encore l'économie mondiale, mais aussi consolider les conditions fiscales.» Les leaders du G20 sont tous convaincus de la nécessité de réformer le système financier mondial et qu'ils doivent s'entendre pour ne pas adopter de mesures protectionnistes. «En bout de ligne, les décisions du G20, lors de ce Sommet et les actions du G20 après ce Sommet doivent aboutir à un résultat simple : la croissance économique», affirme une source canadienne.
À quelques heures du début du Sommet de Toronto, la belle unité qu'ont affichée les Leaders du G20 durant la crise économique, l'an dernier, cède rapidement le pas à la discorde.
En tant qu'hôte du Sommet, le Premier ministre Stephen Harper devra multiplier les appels aux compromis pour éviter que les Dirigeants des principales économies de la planète ne se déchirent sur les mesures à prendre pour soutenir la relance et consolider le système financier international. Les pays du G20 sont profondément divisés sur la question de l'imposition d'une taxe bancaire mondiale, sur la justesse d'adopter maintenant des mesures d'austérité budgétaire, alors que la reprise demeure fragile et sur l'ampleur des mesures à prendre pour rétablir l'équilibre dans les finances publiques. Les divisions sont telles que l'ancien Premier ministre Paul Martin, considéré comme le père du G20, a lancé un appel à la raison dans un long texte publié dans le magazine officiel des deux Sommets. «La question que l'on doit se poser n'est pas de savoir comment satisfaire les banquiers de New York, de Londres ou de l'Allemagne, mais comment maintenir l'économie de la planète en santé. (...) Si le G20 veut réussir, il doit s'assurer que les pourparlers ne portent pas uniquement sur les droits souverains de ses membres, mais aussi sur les obligations de tous», a écrit M. Martin. Le Canada, la Chine, l'Inde et l'Australie, notamment, s'opposent farouchement à l'imposition d'une taxe mondiale aux banques, alors que les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Union européenne y tiennent mordicus.
La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont d'ailleurs annoncé il y a quelques jours le lancement coordonné d'une telle taxe. À Toronto, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a déclaré qu'elle ne verrait jamais le jour: «C'est franchement une source de distraction et cette idée obtient plus d'attention qu'elle n'en mérite. Est-ce qu'il y aura une taxe bancaire mondiale? Non! Pourquoi? Parce que la majorité des pays du G20 s'y oppose.» La semaine dernière, Barack Obama a envoyé à ses homologues une lettre dans laquelle il les implore de ne pas réduire trop vite leurs dépenses au motif que cela pourrait faire dérailler la reprise.
Certains pays d'Europe, ébranlés par la crise de la dette grecque, n'ont pas voulu entendre cet appel. La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont présenté cette semaine des budgets qui prévoient des compressions importantes et des hausses de taxes.
«Nous devons montrer notre engagement à réduire les déficits à long terme, mais pas au prix de la croissance à court terme», ont affirmé cette semaine le Secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, et le Conseiller économique de la Maison-Blanche, Lawrence Summers, dans une lettre publiée dans le Wall Street Journal.


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