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L'utopie d'une Algérie fascinée par l'avenir
ABOUBAKR BELKAID
Publié dans L'Expression le 11 - 05 - 2013


Un aristocrate du savoir-vivre et de la bienséance
«Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule tienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau, Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère; Et, comme ferait une mère, La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau!» Victor Hugo
L'Université de Tlemcen a pris l'heureuse initiative d'honorer la mémoire d'Aboubakr Belkaïd ancien ministre de l'Enseignement supérieur disparu dans la tourmente des années de braise. Je livre au lecteur cet hommage à l'ami, à l'homme qu'il fut. De quel côté qu'on tente de connaitre la personnalité de Belkaïd on s'aperçoit qu'il nous manque toujours une dimension pour bien le cerner, voire le mettre en équation. Belkaid ne cesse de nous intriguer, notamment avec son calme olympien même dans les situations les plus tendues et, Dieu sait qu'il y en eut dans cette Algérie post-octobre 1988, où, comme en 1968 en France, il fut brutalement «interdit d'interdire» ce chaos «bon enfant des premiers temps permit avec l'ouverture du champ politique et médiatique, l'ouverture par la même de la boite de Pandore. Il me fut donné en tant que secrétaire général, de porter au sein de l'enseignement supérieur, à ses côtés, cette espérance. Il nous répétait souvent qu ́il était l ́invité de la famille de l ́enseignement supérieur et qu ́il était là pour dynamiser une synergie des bonnes volontés.
On a tout dit, en effet, de Aboubakr Belkaïd pour louer ses qualités humaines. La fameuse phrase du président Abraham Lincoln: «Si tu cherches le mal dans le coeur des hommes, tu le trouveras, alors essaie de chercher le bien» s'appliquait à lui. On se sentait important quand on parlait avec lui, pétri de politesse envers les plus humbles, il avait l ́art et la manière, de valoriser les personnes et faisaient appel à leur bon sens. Ses qualités d ́organisateur, de travailleur infatigable, de bon père de famille et en définitive de fils de l ́Algérie profonde qui a servi son pays pendant sa vie, notamment dans les heures sombres de la Révolution. Près d'une vingtaine d'années après sa disparition Aboubakr Belkaïd continue à susciter éloge et respect dans les discussions, qu ́il s ́agisse de son parcours exemplaire, de ses idées ou plus simplement qu ́il s ́agisse de penser aux hommes d ́Etat que l ́Algérie a perdus
Qui est Aboubakr Belkaïd
Ecoutons l'avocat Rachid Benblal qui l'a connu, nous en parler avec des mots simples mais riches en émotion: «C'est dans l'une de ces maisons,[Allées des Muriers à Tlemcen ndt] une maison simple et pleine d'ombre et de silence, qu'un certain Belkaïd Aboubakr a passé son enfance.(...) Pendant la guerre de Libération, nous nous sommes perdus de vue, chacun ignorant ce qu'était devenu l'autre. (...) Il était fort, beau et doué d'une bonne intelligence. Ses yeux pétillaient de malice, et il avait l'air charmant quand il souriait Il nous parlait avec ardeur de Messali Hadj et du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratique (Mtld). Il avait la perspective de l'indépendance de l'Algérie. Bien souvent, mes camarades de quartier et moi assis sur le perron étroit et glacé de la villa Benknifed nous l'écoutions avec émerveillement. Il fallait l'entendre énumérer les injustices du colonialisme et les décrier en termes véhéments. Aboubakr était un homme de tête et vif de tempérament. (...) Aboubakr était depuis longtemps recherché par la police française. A l'approche de novembre 1954, il était activement traqué: en la circonstance, mieux valait ne pas rester à Tlemcen. Il décida sans hésiter de se rendre en France pour échapper aux poursuites et mener le combat contre le colonialisme en France même. Une telle entreprise était une gageure: il partit à Oran, sans passeport et avec très peu d'argent. Là étant il lui fallait agir avec circonspection. Oran était bourrée de policiers et de gendarmes français. A la tombée de la nuit, il se rendit au port d'Oran. Un navire de commerce chargé d'un important tonnage de fûts utilisés pour loger le vin et les olives était sur le point de quitter le port, Aboubakr était aidé d'un docker algérien. D'un coup d'oeil circulaire, il repéra un énorme tonneau. Puis prenant garde qu'on ne le surprenne, il s'engouffra dans le tonneau où il se cacha pendant toute la traversée qui dura un peu plus de trente heures. (...) Militant au sein de la Fédération du FLN de France, Abubakr occupa jusqu'à son arrestation en 1961 la fonction de responsable du collectif des avocats chargés de la défense des militants FLN incarcérés en France et en Algérie. Mon éminent confrère, maitre Ali Haroun, l'auteur de l'admirable ouvrage ́ ́la VIIe Wilaya ́ ́ a esquissé dans une page intéressante parue le 28 septembre 2008 dans le journal ́ ́Le Quotidien d'Oran ́ ́ où il rappela à grands traits l'activité militante de Abubakr et l'excellente impression qu'il conserve en mémoire de ce militant hors pair. Commissaire à la formation professionnelle, puis haut fonctionnaire et enfin plusieurs fois ministre Abubakr était unanimement apprécié. Il fut lâchement assassiné par des hordes de barbares le 28 septembre 1995 en plein centre d'Alger.(1)
Un travailleur méthodique
Quand on se rappelle de Aboubakr Belkaïd, on se rappelle d'abord de son éducation exquise, de son savoir être et aussi de son savoir-faire qu'il eut à mettre en exergue dans bien des situations difficiles. C'était de mon point de vue un aristocrate du savoir-vivre et de la bienséance. Il me fut donné d'apprécier son énorme capacité de travail. Il disait toujours: «moi je cours, que celui qui peut tenir la distance avec moi me suive». Ou encore que la «marche est une succession de chutes évitées». C'est dire qu'il faut toujours être sur ses gardes quand on accepte de marcher... debout. C'était aussi un homme d'ordre et de dossiers. Il s'était entouré, au fil des ans, d'une équipe de collaborateurs compétents et dévoués à l'extrême, et d'un département ministériel à un autre, il y avait «ses invariants» qui lui permettaient d'être rapidement opérationnel.
Je garde le souvenir d ́un travailleur acharné qui était très méthodique. Il disait avec son élégance du verbe coutumière: «Je suis un hôte chez vous, c ́est vous les maîtres de la maison de l ́enseignement supérieur.» A ce titre, il mettait beaucoup de patience dans l ́écoute et ne prenait pas de décision sous l ́empire de la colère. Devant des situations inextricables, il faisait preuve de pragmatisme et le moi-personnel s ́effaçait devant l ́intérêt supérieur. «Vous pouvez vous faire plaisir en prenant une décision sous l ́empire de l ́émotion, mais ensuite il faut gérer et ce n ́est pas simple, pourquoi déminer et s ́attacher à réduire les aspérités?..» C ́est cela que nous avons gardé de lui, la capacité d ́écoute et son devoir en toute circonstance d ́être ferme tout en étant correct avec ses interlocuteurs. «Les batailles que l ́on perd ce sont celles que l ́on n ́engage pas», c ́est l ́épitaphe qu ́on peut lire sur le marbre de la pierre tombale d ́Aboubakr Belkaïd qui repose dans le carré des Martyrs, parmi les siens, à El Alia.
L'utopie dont rêvait Belkaïd:
une Algérie fascinée par l'Avenir
Il se distinguera en faveur des libertés politiques, intellectuelles et culturelles. Ses qualités, tant humaines que scientifiques, ont fait de lui une référence dans toute l ́Algérie, voire dans la région du Maghreb. Son combat était également aux côtés des dévoués de la promotion de la science, de la culture et l ́ancrage des valeurs démocratiques et de la modernité en Algérie.
Ce recueillement à la mémoire du regretté Aboubakr Belkaïd est pour nous l ́occasion de faire le point sur l ́utopie d ́un pays dont rêvait le défunt ministre. Qu ́avons-nous fait qui puisse nous convaincre que le pays avance? Rien de pérenne! Tragiquement rien! Certes, nous avons fait dans le social et le gaspillage frénétique une ressource qui ne nous appartient pas. Où sont toutes les idées généreuses de Belkaïd sur la nation, sur ce désir d ́être ensemble comme il se plaisait à le répéter pour paraphraser Renan. Il disait, en infatigable «recolleur de morceaux» qu ́il ne pouvait admettre une Algérie en miettes.
Le désarroi actuel de la jeunesse, est une douleur. Nous prenons à notre compte l ́analyse pertinente du philosophe français Luc Ferry, ancien ministre de l ́Education nationale, parlant de la malvie des jeunes. Ecoutons-le: «Derrière les peurs particulières se cache une inquiétude plus profonde et plus générale qui englobe pour ainsi dire toutes les autres: celle que l ́impuissance publique désormais avérée, mette les citoyens des sociétés modernes dans une situation d ́absence totale de contrôle sur le cours du monde. C ́est d ́abord ce pressentiment que l ́Etat est faible, qu ́il est en tout domaine pratiquement incapable de mener à leurs termes les réformes même les plus justifiées.» Dans cet univers, tout ou presque échappe aux «petits»: ils ont le sentiment que plus rien ne dépend, non seulement d ́eux-mêmes, mais, ce qui est en un sens beaucoup plus grave encore, de leurs leaders politiques impuissants face à des processus qu ́aucune volonté ne parvient à domestiquer.» Cet argumentaire décrivant les jeunes en Occident est encore plus pertinent en Algérie. Les dynamiques souterraines de la situation des jeunes sont inconnues du pouvoir qui ne connait pas la jeunesse dont les éruptions peuvent être incontrôlables et multiformes C'est soit la culture de l ́émeute, soit la harga, le jeune préférant jouant sa vie en mer - pour atteindre des rivages de moins en moins cléments- plutôt que de mourir à petit feu dans son pays soit le nihiliste comme nous le voyons avec les kamikazes avec il est vrai, la promesse d ́un monde meilleur dans l ́au-delà.
Comment faire pour propulser l'Algérie dans la modernité?
Comment être fidèles à tous les Belkaid qui ont donné leur vie pour une Algérie du progrès? Qui ne fait pas de la religion ou de la révolution des fonds de commerce? Nous avons besoin d ́une utopie où les jeunes et plus généralement les Algériennes et Algériens se reconnaissent, se sentent concernés, revendiquent et portent réellement leur pierre à l ́édifice de l ́Etat-Nation, un Etat de tous ses enfants. L'Etat «actuel» peine à assurer le quotidien en jouant au pompier et au mécène avec une rente qui appartient justement aux générations futures. Aboubakr Belkaïd ne cessait en tant que ministre de l'Enseignement supérieur d'appeler à la rigueur, combattant toutes les tentatives de fraude, notamment dans les inscriptions à l'université. Je peux témoigner qu'il s'interdisait de donner des dérogations d'autant que la mise en place de concours surveillés et gérés d'une façon drastique.
A titre d'exemple, avons-nous un cap, une stratégie pour 2030 à même de garantir l'avenir des générations futures? Dire que dans 20 ans, le climat d ́Alger permettra de planter des dattes n ́émeut personne, qu'il n'y aura pas de pétrole pour assurer le vivre est-ce être un prophète de malheur? Il faut bien l'avouer, le système éducatif, au sens large, a été pour ces jeunes un échec. L ́éducation nationale est une machine à fabriquer des perdants de la vie. Le regretté Aboubakr Belkaïd avait coutume de dire que «les batailles que l ́on perd, ce sont celles que l ́on n ́engage pas». Quand Boumediène décréta un jour de février 1971: «Quararna ta ́emime el mahroukate», c ́est tout un peuple, toute une jeunesse à l ́unisson derrière le Président. Le Service national qu ́il faudra bien un jour réhabiliter sous une forme ou une autre, était une formidable école, un creuset de l ́identité commune où se crée la nation. Cette nation qui, à Dieu ne plaise est menacée par des velléités de partition, savamment boostées de l'extérieur....
Le regretté ministre Belkaïd était hanté par la nécessité de projeter l ́Algérie dans la modernité. Posséder un portable, rouler en 4x4 ce n ́est pas cela la modernité ce n ́est pas aussi cela le développement. Nous ne méritons pas ce que nous consommons avec un comportement de paresseux qui s ́est structuré au fil des ans. Nous passons plus de temps à tricher avec la vie, avec le système, avec nos voisins et en définitive, avec nous-mêmes qu ́à nous mettre réellement au travail pour créer de la richesse perenne.
Une anecdote de Belkaïd parmi des centaines toutes ludiques et pertinentes par leur message pour décrire la modernité et le retard tragique des mentalités algériennes dû au colonialisme. L ́histoire de l ́émigré qui acheta à Paris, un lustre lumineux qui l ́avait... ébloui, avec, naturellement son interrupteur. De retour dans son village natal, il accroche tant bien que mal le lourd lustre au plafond, et l ́interrupteur au mur. Appelant sa famille et ses voisins pour leur montrer la merveille, il appuie sur l ́interrupteur et à son grand désespoir, il ne se passe rien, tragiquement rien. Avec son style imagé et son sourire entendu, Aboubakr Belkaïd nous parlait de la modernité du développement, de l ́impossibilité d ́y entrer par effraction, si ce n ́est après un lent et long parcours initiatique fait de travail à marche forcée, de sueur, de privation, de nuits blanches et d ́abnégation. «L ́émigré n ́a pas compris que derrière l ́interrupteur il y a l ́électricité, les câbles haute tension, la centrale électrique, bref la maîtrise du savoir.» C ́est tout le sens des défis auxquels est confrontée l ́Algérie.
Comment en définitive, inscrire l ́Algérie dans la modernité sans paternalisme en mettant en oeuvre les vraies valeurs? L ́identité est le premier ressort de la dynamique chez la jeunesse. Le jeune Algérien, tétanisé, balance entre une métropole moyen-orientale à laquelle on lui intime l ́ordre d ́appartenir et un Occident tentateur. Quand la Jeunesse verra que l ́on récompense les enseignants qui sont la colonne vertébrale de la société, que ces derniers sont traités dignement, quand ils verront qu ́on peut réussir dans la vie autrement que par la voie parallèle, elle prendra goût à l ́effort, aux études, elle ne le fera pas quand le pouvoir caresse le peuple dans le sens du poil en flattant son penchant pour la facilité.
Il faut avant tout redonner de la fierté à la jeunesse en lui traçant un chemin, un cap, une espérance, un destin et un cordon ombilical avec sa mère patrie. Aboubakr Belkaïd disait qu'il fallait mettre le peuple algérien au travail, qu ́il faut réhabiliter l ́effort et le travail bien fait. On ne peut pas rentrer dans la modernité par effraction ou par une quelconque baraka qui n ́est pas le fruit de la sueur de l ́effort, de l ́application sur l ́ouvrage pour aboutir au bout d ́un long parcours du combattant à la satisfaction d ́un travail bien fait. Plus que jamais, nous avons besoin de réhabiliter le nationalisme, la fierté d ́être algérien autrement que par des chi ́arate C ́est cela le défi et c ́est cela qui est attendu de nous par tous nos ainés disparus qui ont servi cette souffrante Algérie. Aboubeker avait l ́art du compromis, il disait toujours qu ́il faut être opiniâtre et que devant les difficultés, il faut oser, «si on veut faire mille pas, il faut d ́abord faire le premier pas, la marche est une succession de chutes évitées».
En définitive, il n'est pas trop tard! Il nous faut-sans tarder- appeler de nouvelles légitimités, le moment est venu de faire appel à la jeunesse en général et aux neurones en particulier pour donner une chance à ce pays dans un environnement de plus en plus dur. Un proverbe berbère illustre bien le personnage: «Les lions ne meurent pas, ils disparaissent» Repose en paix, cher Aboubakr, ta disparition, ton sacrifice ne seront pas vains. A l ́instar du phénix, l ́Algérie se relèvera de ses cendres. Amen
1. http://www.liberte-algerie.com/contributions/dans-l-allee-des-muriers-de-tlemcen-aboubakr-belkaid-et-alloula-abdelkader-197470
2. Chems Eddine Chitour: Aboubakr Belkaïd, un humaniste qui avait l'Algérie au coeur Le Quotidien d'Oran 28/09/2006


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