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La digne héritière d'un raï séculaire
Cheikha Rabia
Publié dans Le Maghreb le 26 - 07 - 2008


Digne héritière de Rimiti, Cheikha Rabia a certes mis du temps pour sortir des espaces glauques où elle chantait, mais devenus le porte- Drapeau de cette musique séculaire dont elle préserve l'authenticité. Elle ne cesse d'animer les salles du monde de sa voix grave et d'ailleurs pas plus loin que le 20 juillet dernier, elle a cassé la baraque lors d'un concert animé à la salle Gallego à Huesca en Espagne. Elle qui adore la scène «le seul endroit où je peux vraiment m'exprimer, rencontrer mon public » a longtemps trimé pour se faire connaître.Son premier tube enregistré en France s'appelle « Ana hak » ! Ce n'est que huit années plus tard que la Cheikha revient avec Liberti. Un CD composé de 11 titres et produit et réalisé par Dinah Douïeb et publié par le label Dinamyte. L'album sorti le 27 août 2007 chez Buda Musique ne s'est pas départi de la gasba (flûte en roseau) et d'un galal (tambour), et bien sûr de la voix chaude au timbre voilé de Cheikha Rabia. L'artiste y a délivré des complaintes à l'énergie tellurique, un blues rural célébrant une tradition poétique et rythmique à la racine de ce qu'on appelle aujourd'hui le raï. Originaire de Relizane à l'ouest algérien, comme sa compère Rimitti, la cheikha a grandi au sein d'une famille nombreuse. Elle est la fille d'un coiffeur, revenu amputé des pieds à la fin de la Grande Guerre, et d'une couturière. Très tôt au contact du chant des fameux ensembles féminins qu'on nomme « Meddahates », elle s'initie aux fondamentaux du chant gharbi. D'Oran à Alger où elle restera une décennie, elle découvre la nuit des cabarets. A Paris ensuite, où elle s'établit à partir de 1977, la chanteuse continuera de se produire dans les cafés de l'immigration algérienne. Révélée à un plus large auditoire avec la publication en 1999 de Ana hak (Je suis comme ça), un premier album sorti chez Virgin France, Cheikha Rabia peut enfin alterner les apparitions au Béjaïa club, un bar du 18è arrondissement de Paris, avec des scènes plus importantes et des festivals en France, en Belgique, en Suisse et aux Pays-Bas. Lorsque Cheikha Rimitti disparaît d'une crise cardiaque au printemps 2006, c'est tout naturellement à Cheikha Rabia que l'on fait appel pour rendre hommage à la doyenne du raï au Théâtre antique d'Arles, puis à l'Institut du Monde Arabe. Cheikha Rabia, née il y a plus d'une cinquantaine d'années à Relizane, une ville moyenne de la plaine oranaise, tient ses premières notions de raï traditionnel de sa famille maternelle. A Alger, où elle entame ses premiers tours dans les cafés, elle séduit un public pourtant acquis au chaâbi (populaire) de la casbah d'Alger. La Cheikha est une digne héritière des mères et pères fondateurs du gharbi. Sans jamais céder à une quelconque dérive, elle est restée telle qu'en elle-même : naturelle, émouvante, talentueuse… et forte de son raï qui fait aimer le raï. L'une des grandes voix algériennes émigrées à Paris, Cheikha Rabia chante le raï à l'ancienne, accompagnée de deux flûtes traditionnelles au son imprégné de passé bédouin. Rabia chante l'amour, la difficulté de vieillir, la solitude, les séparations. « Certaines chansons comme Ya raib fi frança ou Touba galbi toub datent de mon arrivée en France, mais elles sont toujours d'actualité. » Car Rabia n'a jamais cessé d'écrire, d'exprimer ses sentiments, à l'image des meddahates à qui elle rend hommage, ces musiciennes qui, dans l'ouest algérien au siècle dernier, se produisaient devant un public exclusivement féminin. Un album à la voix rocailleuse pour un hymne au courage des femmes musiciennes.

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