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«La fin de l'occupation est proche», selon le ministre sahraoui des Territoires occupés La solidarité internationale avec le peuple sahraoui s'amplifie
Un mois après les «boucheries» de la répression qui s'est abattue sur le peuple sahraoui dans le camp de Gdeim Izik, la situation reste tendue dans les territoires sahraouis et la volonté d'en finir avec l'occupation, «par tous les moyens», n'est pas ébranlée. C'est du moins ce qui ressort de la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui tenue hier au siège du journal El Moudjahid où plusieurs intervenants ont mis en avant le caractère légitime de son combat, et l'éminence de son aboutissement. «Un mois après Gdeim Izik, un défi de tout un peuple à l'armée coloniale, je peux affirmer que c'est désormais le début de l'indépendance sahraouie», nous déclarait hier, en marge de l'importante rencontre de solidarité avec la résistance, le ministre sahraoui des Territoires occupés et de la Communauté sahraouie à l'étranger, Khalil Sidi M'hamed. Pour lui, l'embargo imposé aux médias étrangers par les Marocains, «en dit long sur la défaite politique imminente du Maroc», malgré le soutien de la France. Pour le ministre, qui commente les derniers développements sur la scène internationale, notamment les pressions du Parlement européen qui a voté pour l'envoi d'une commission d'enquête ainsi que de l'ensemble de la communauté internationale, «la politique coloniale a été touchée par un séisme». «Gdeim Izik a signé la fin de l'occupation et le début de notre indépendance», a ajouté le ministre sahraoui qui préconise toutefois la poursuite de la lutte pacifique qui doit, selon lui, «montrer au peuple marocain frère, les visées expansionnistes du makhzen». Interrogé sur l'option armée, brandie par nombre d'officiels sahraouis, le ministre a affirmé que toute forme de pression est la bienvenue. «La lutte continue, on est dans une période très décisive», a-t-il commenté. L'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Brahim Ghali, a, quant à lui, dans une brève intervention, affirmé que «nous sommes ici aujourd'hui pour réitérer notre détermination à poursuivre la lutte pour l'indépendance et l'autodétermination de notre peuple». «La victoire est imminente, nous n'allons pas abdiquer», a-t-il conclu. L'ex-chef du gouvernement sahraoui, Ahmed Amine Ahmed, a, pour sa part, retracé l'histoire de la longue lutte du peuple sahraoui, tout en remerciant l'Algérie pour sa position constante. Il n'omettra pas de pointer du doigt le Maroc qui manœuvre à chaque fois avec le soutien de la France pour accuser notre pays, mais aussi étouffer les aspirations du peuple sahraoui. Il dira comment le Maroc essaie de détourner les jeunes sahraouis de leur travail et comment il exploite les richesses naturelles sahraouies. La présidente de l'association pour le renforcement des capacités économiques des femmes africaines, la Nigériane Basirat Nahibi, a, tout en réitérant le combat de son association pour la libération des territoires occupés, annoncé une conférence sur la cause sahraouie au Nigeria les 28 et 29 juin 2011. Elle dira à cet effet que des femmes du monde entier y prendront part. Elle appellera les présidents des pays qui soutiennent la cause sahraouie à «nous aider à la réalisation de l'indépendance du peuple frère». Les médias internationaux seront également mobilisés pour l'évènement. Dans le cadre du soutien aux écoliers sahraouis, le commandant des Scouts musulmans algériens, Noureddine Benbraham, a annoncé également une caravane d'écoliers algériens qui va se rendre au Sahara occidental durant les vacances d'hivers prochaines. D'autres intervenants ont mis l'accent sur les exactions commises par l'occupant marocain et les atrocités subies par les prisonniers sahraouis, dont le seul tort est d'avoir être présentés devant le tribunal militaire. La question sahraouie bénéficie de plus en plus de soutien à l'échelle nationale. Le Maroc, «isolé», selon les responsables sahraouis, va-t-il céder à la pression ? Les Sahraouis y croient dur comme fer.